PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

dimanche 19 mars 2017

« POUTINE UN DUR À CUIRE »




Ce sont là les propos tenus par Donald Trump, président des États-Unis, à l’endroit de Vladimir Poutine, président de Russie.  Il faut croire que le nouveau président des États-Unis a pris bonne note que le président de Russie n’est pas de ceux qu’il a coutume de rencontrer. S’il est pour lui, un dur à cuir, c’est sans doute dû au fait qu’on ne peut le manipuler ni par l’argent ni par les promesses du pouvoir. En tant que grand financier, Donald Trump connaît les faiblesses des hommes politiques qui n’hésitent pas à sacrifier leur dignité et leur serment d’office pour des bienfaits leur assurant la paix et la tranquillité. Poutine n’appartient pas à cette catégorie  de personnes que l’on peut vaincre avec des promesses d’ambitions personnelles et encore moins avec des menaces. Il n’est pas une girouette qui tourne avec le vent. Il a ses principes et convictions et ses « partenaires » doivent en prendre bonne note.

Il est intéressant de noter que Poutine, bien que critiqué par les médias meanstream,  inspire autant de respect de la part de celui qui est devenu président des États-Unis.  Les stratégies de la corruption, de la manipulation et de la tricherie, des menaces,  n’ont pas de prise  sur ce Président qui sait ce qu’il veut et qui sait où il va. Il a avec lui la modération, la sagesse et le droit international tout en ayant également l’intelligence pour mettre à découvert la mauvaise foi de ceux qu’il continue d’appeler ses partenaires.

Comme  il l’a répété à plusieurs reprises, il n’est pas du genre à réagir sur le coup de l’émotion, mais bien sur celui de la raison. Il a su résister, jusqu’à ce jour, aux provocations visant à l’entraîner  dans une guerre dont il n’aurait pas l’initiative. Il n’est pas du genre à répondre à ces  provocations qui sont autant de pièges de l’entraîner dans une guerre, pensée et voulue par ses adversaires. Il se garde le pouvoir de décider lui-même du moment et de la manière de répondre à ces provocations. Le jour où il jugera qu’une guerre est inévitable, il saura quoi faire et comment faire.

On peut dire, sans se tromper, que Vladimir Poutine est sans aucun doute la personnalité la plus importante et influente sur la scène des enjeux internationaux. Si la presse meanstream de l’Occident en fait un diable, il demeure pour la grande majorité des  peuples du monde une référence crédible et un chef d’État qui peut faire la différence sur l’avenir de notre humanité.

Il connaît ceux qui s’acharnent à garder le monde sous la tutelle d’un monde unipolaire et il sait qui ils sont. Ce qui se passe en Syrie lui révèle leur hypocrisie et leur manque de bonne foi. Ils utilisent la lutte contre le terrorisme davantage comme prétexte pour mieux le renforcer et le soutenir. Leur objectif principal est toujours celui de prendre le contrôle de l’État syrien. Alep en aura été une démonstration sans équivoque tout autant à travers la présence des casques blancs qui dissimulaient de véritables terroristes qu’à travers les armements abandonnés par les terroristes qui révélaient qui en étaient les donateurs.

Le président Poutine, tout en sachant ces réalités, n’en continue pas moins à confronter ses partenaires de la coalition internationale à cette grande tricherie qu’ils dissimulent à leurs peuples. Il les enferme petit à petit dans leur propre mensonge. Ceux qui se sont présentés comme les grands défenseurs de l’Humanité se retrouvent de plus en plus comme les grands fossoyeurs de cette humanité.

Tout indique que nous arrivons à un tournant décisif de cette guerre de pouvoir qui n’a rien à voir avec la guerre contre le terrorisme. La coalition internationale, menée par les États-Unis, n’a pas modifié son objectif premier qui est celui de renverser le gouvernement de Bachar El Assad. À ce jour, le président Trump n’a pas donné de signaux significatifs d’un changement de politique à l’endroit de la Syrie tout  comme c’est le cas à l’endroit du Venezuela. Les discours peuvent varier, mais les objectifs demeurent les mêmes.

L’espoir que le peuple des États-Unis a mis en Donald Trump et les engagements de ce dernier à donner lui donner le pouvoir ne font pas encore partie du paysage politique des États-Unis. Si le peuple l’a élu, l’État profond ne lui a pas remis les pleins pouvoirs. C’est ce dernier qui continue à s’imposer à l’international. Donald Trump semble s’y accommoder.

En Amérique latine, il n’a pas tardé à reprendre le flambeau de la lutte contre le Venezuela et à se faire proche de Temer, faux président du Brésil, de Macri, président d’Argentine, de celui du Pérou et de Santos de la Colombie. Le Secrétaire général de l’OEA est mis à contribution pour créer un climat propice à un coup d’État.

Celui qui promettait de respecter les régimes politiques des États se donne le droit d’intervenir dans plusieurs de ces pays.

Heureusement que Poutine, le dur à cuir, est là pour s’occuper du respect du droit international.

Oscar Fortin
Le 19 mars 2017


http://reseauinternational.net/a-propos-de-sous-nos-yeux/

mercredi 8 mars 2017

NOTRE TRAVERSÉE DU DÉSERT




LE PASSAGE D’UN MONDE UNIPOLAIRE DOMINANT À UN MONDE MULTIPOLAIRE ET SOLIDAIRE





Pour les chrétiens, le « carême » marque un temps inspiré par des épisodes symboliques de l’histoire dont celui de la marche libératrice d’un peuple qui, pour passer de l’esclavage d’un empire à une Terre promise de liberté, dut traverser, sur une période de quarante ans, un immense et aride désert.



Ce fut le dur apprentissage de la vie collective et l’inévitable  regroupement d’un peuple, non plus sur la base de croyances en des veaux d’or, mais sur celle d’une « loi constituante », écrite  de la main de celui qui s’est identifié comme « je suis celui qui suis » (Ex.3,14). C’est dans cette loi que le peuple s’est reconnu et c’est à travers elle qu’il a forgé son destin.Ce fut, alors, la loi de Moïse, les « dix commandements », que nous pourrions considérer comme la première grande « loi fondamentale » d’un peuple. Elle est l’expression d’une alliance sacrée du peuple avec son destin, placé sous la protection de la main invisible de celui dont le nom est: « Je suis celui qui suis ». Cette loi, placée dans l’arche, dite de l’alliance, accompagne le peuple dans sa marche vers cette terre promise. Elle en est l’âme et l’inspiration.
 Un second épisode symbolique de l’histoire, plus personnalisé et englobant, est celui des quarante jours que Jésus de Nazareth passa dans le désert pour y affronter le grand ennemi, celui qui domine et règne sur le monde. Ce dernier porte plusieurs noms : Satan, le Père du mensonge, Mammon, le Tentateur, le Calomniateur, le corrupteur.
 L’enjeu est celui de la gouvernance du monde, disputée entre MAMMON et ce JÉSUS, identifié par une voix venue du ciel le déclarant « le Fils bien-aimé qui plut au Père de choisir''. Dans ce scénario, Jésus représente les forces du BIEN et Mammon, les forces du MAl. Il vient annoncer et inaugurer l’avènement d’une nouvelle  gouvernance mondiale, appelée dans les Évangiles, le Règne du Père.

Ce Règne nouveau ne cadre pas du tout  avec les paradigmes de la gouvernance de SATAN, le père du mensonge, lesquels reposent, pour l’essentiel, sur les valeurs de l’ « avoir », du « pouvoir » et du « paraître ». Le récit des trois tentations fera appel à ces trois  valeurs comme autant d’ « appâts » pour piéger celui dont la mission est de le renverser.  Une seule concession de sa part le transformerait en un nouveau disciple, ayant perdu sa crédibilité pour mener à terme sa mission d’une nouvelle gouvernance du monde.

Dans cette symbolique, le personnage Jésus est porteur d’un esprit qui en fait un être, à la fois, totalement incorruptible et porteur d’un pouvoir qui transcende les puissances qui s’imposent au monde. Sa mission porte tout autant sur l’affranchissement de l’humanité de cette gouvernance, dominée par la convoitise, les ambitions impériales et les apparats que sur l’émergence d’un monde nouveau, fondé sur une conscience de partage, de solidarité, de justice, de vérité, de respect et de compassion.

Point n’est besoin d’être croyant pour reconnaître dans la symbolique de ces deux épisodes un enseignement qui rappelle des vérités incontournables pour tous ceux et celles qui ambitionnent l’avènement d’une humanité porteuse de justice, de liberté, de vérité et de respect. La nature qu’est la nôtre, celle dont les véritables racines plongent dans les profondeurs de la conscience qui s’éveille et grandit en chacun de nous, n’appelle-t-elle pas  à l’avènement d’un monde nouveau, d’une gouvernance nouvelle, permettant à chaque être humain de vivre pleinement en solidarité avec tous les autres humains?

Pour celui qui croit et dont je suis, ces symboliques trouvent un sens particulier dans la vie et le témoignage de ce Jésus de Nazareth dont le sort rend compte jusqu’où l’esprit qui l’animait était profondément enraciné dans sa personne et dans l’humanité qu’il portait. Pour moi c’est évidemment ce même esprit qui continue d’être présent dans le monde et qui s’exprime à travers des millions de personnes, croyants ou pas, qui oeuvrent et donnent leur vie quotidiennement pour qu’un autre monde soit possible. L’histoire du combat de ce Jésus nous conduit  au fait que ce Nouveau Monde est non seulement possible, mais qu’il est toujours en pleine gestation,

De plus en plus, les peuples s’éveillent sous la poussée d’une conscience toujours plus solidaire, plus critique, moins prétentieuse et plus ouverte à ce qui se passe dans notre monde.  Les divers déserts par lesquels ils ont dû passer les ont aguerris et conduits à décoder ce dont ils ont été et sont toujours victimes : la tricherie, la manipulation, l’exploitation, la domination, la désinformation, la corruption.

La conscience se cimente toujours plus sur la base d’un esprit commun d’ouverture, de solidarité, de vérité, de justice, de respect. Les « veaux d’or » de la consommation, de l’individualisme, des apparats, etc.,  n’ont pas plus leur raison d’être aujourd’hui qu’ils en avaient en ces temps hébraïques de la traversée du désert. L’esprit de vérité, de justice, de solidarité, de respect de compassion regroupe toutes les personnes de bonne volonté, croyantes ou pas. D’ailleurs, n’est-ce pas à travers ses engagements que chacun dit le mieux les convictions qu’il a, la foi qu’il  professe, l’esprit qui fait de lui une pierre vivante de cette humanité à laquelle nous participons tous et toutes?

Il y a des signes des temps qui  rappellent que l’heure approche pour cette grande confrontation qui fera basculer inévitablement l’humanité dans une ère nouvelle. Cette dernière sera caractérisée, à n’en pas douter, par de nouveaux paradigmes, dominés par une conscience qui englobera l’humanité entière. Ce sera une conscience en qui la présence collective prendra le pas sur celle qui aura dominé à ce jour, à savoir la conscience individuelle. L’individualisme du 1% qui domine le monde n’a rien à voir avec une humanité solidaire et une conscience collective respectueuse des personnes, des collectivités, des États et des mille et une façons d’être.

La grande confrontation à laquelle nous sommes parties prenantes, est celle entre les maîtres d’un monde unipolaire sur lequel ils ont plein pouvoir et ceux qui croient en un monde multipolaire, respectueux et solidaire des uns avec les autres.

Dans cette perspective, je me permets de terminer en citant deux grands scientifiques du siècle dernier : Albert Einstein et Pierre Teilhard de Chardin.

Albert Einstein, un des hommes les plus brillants du siècle dernier, dans un article, écrit en 1949, pour Monthly Review, fait ressortir les deux pôles fondamentaux qui font de l’homme un être à la fois solitaire et social.


« Comme être solitaire il s’efforce de protéger sa propre existence et celle des êtres qui lui sont le plus proches, de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses facultés innées. Comme être social il cherche à gagner l’approbation et l’affection de ses semblables, de partager leurs plaisirs, de les consoler dans leur tristesse et d’améliorer leurs conditions de vie. C’est seulement l’existence de ces tendances variées, souvent contradictoires, qui explique le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut établir son équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société. »

Poursuivant sa réflexion en la précisant davantage, Albert Einstein, explique ce qui constitue pour lui la crise de notre temps.

« Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance de la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société.

 Teilhard de Chardin, Anthropologue et théologien, a développé, pour sa  part, dans son livre, le Phénomène humain, une théorie sur  l’évolution de l’Univers dont la conscience humaine en serait un aboutissement  et une continuité. 





p.139 - 140 « L'essence du Réel.... pourrait bien être représentée par ce que l'Univers contient, à un moment donné, d'«intériorité »; et l'Évolution dans ce cas ne serait pas autre chose au fond que l'accroissement de cette Énergie «psychique » ou « radiale » au cours de la Durée. 

p 175 « quelque chose ....s'accumule irréversiblement de toute évidence et se transmet, au moins collectivement, par éducation, au fil des âges....  ...Un courant héréditaire et collectif de réflexion s'établit et se propage : l'avènement de l'Humanité à travers les Hommes. » 

p 179 « Par l'hominisation, en dépit des insignifiances de la saute anatomique, c'est un Âge nouveau qui commence. La Terre fait "peau neuve". Mieux encore, elle trouve son âme. » 

p 180 « Ce qu'il peut y avoir de plus révélateur pour notre Science moderne c'est d'apercevoir que tout le précieux, tout l'actif, tout le progressif contenu originellement dans le lambeau cosmique d'où notre monde est sorti, se trouvent maintenant concentrés dans la "couronne" d'une Noosphère. »

p. 244 « Positivement, je ne vois pas d'autre façon cohérente, et partant scientifique, de grouper cette immense succession de faits (le processus cosmique d'organisation), que d'interpréter dans le sens d'une gigantesque opération psychobiologique,- comme une sorte de mégasynthèse, - le super-arrangement auquel tous les éléments pensants de la Terre se trouvent aujourd'hui individuellement et collectivement soumis. Toujours plus de complexité : et donc encore plus de conscience."

Voilà un partage sans prétention d’une méditation sur les temps que nous vivons à la lumière de certains textes anciens relatant des évènements qui sont de nature à nous rejoindre davantage par leur caractère symbolique qu’historique. Les commentaires de nos deux scientifiques apportent un éclairage contemporain sur la direction de cette évolution de notre humanité.

Ainsi, les déserts que nous traversons ne doivent pas nous faire oublier la terre promise à laquelle nous aspirons, pas plus d’ailleurs, la gouvernance conduisant à une plus grande intégration de la conscience solidaire et responsable.

Oscar Fortin
Québec, le 8 mars 2017

http:/humanisme.blogspot.com

mardi 28 février 2017

PRÉSIDENT TRUMP EN PIÈCES DÉTACHÉES





NOTE : Je viens d’écouter le discours du président Trump aux membres du Congrès des États-Unis. Il a eu le ton pour développer les grands thèmes qui ont marqué sa campagne électorale : l’immigration, la sécurité, l’emploi, l’éducation, l’assurance maladie et la simplification des règles administratives qui compliquent, plus souvent que moins, la solution des problèmes.  Il a parlé de l’augmentation des budgets consacrés à l’armée, il a reconnu qu’il respectait le droit de chaque peuple à décider de son destin pour autant qu’ils n’entravent pas la sécurité et les intérêts des États-Unis et de ses partenaires. Il n’a pas parlé de la Russie, ni de la Chine, mais de ses partenaires de l’OTAN. Il a fait appel aux démocrates et républicains pour qu’ils travaillent main dans la main à la réalisation de ce grand rêve d’une Amérique capable d’éclairer le monde. L'article qui suit a été écrit avant ce discours. Je ne pense pas qu'il en ait modifié la teneur.

Depuis ce discours fameux de son investiture comme président des États-Unis, discours laissant entrevoir une toute nouvelle manière d’aborder les problèmes intérieurs et extérieurs, Donald Trump nous laisse plutôt perplexes sous bien des aspects. C’est comme si le patron qu’il était à la tête de son empire ne se retrouvait plus dans le président qu’il est devenu.  Comme patron,  il avait main mise sur  l’ensemble de son organisation. Il décidait de ses collaborateurs et collaboratrices tout comme de ses projets et plans d’action. Il n’avait de compte à rendre qu’à lui-même. Tout indique que ce ne soit plus le cas et qu’il faille prendre en compte les volontés de l’État profond de l’Empire, tout particulièrement en ce qui a trait aux politiques extérieures des États-Unis.

Le remplacement du Général Michael Flynn par le général de corps d'armée H.R. McMaster en dit long sur le sujet.

  La nomination du général de corps d'armée H.R. McMaster à la position de conseiller de sécurité nationale indique que Trump a fait une volte-face sur sa question de politique étrangère la plus épineuse, pour normaliser les relations avec la Russie. Le Général Michael Flynn - qui a récemment démissionné de son poste après des allégations de mensonge au Vice-président Mike Pence - était le partisan principal d'un apaisement avec Moscou, une position qui avait été soutenue avec enthousiasme par le Président Donald Trump.

Mais McMaster ne soutient pas les relations de normalisation avec la Russie, en fait, McMaster voit la Russie comme "une puissance révisionniste hostile" qui "annexe des territoires, intimide nos alliés, développe des armes nucléaires et utilise des armées de procuration sous la couverture d'armées conventionnelles modernisées." Aussi, à présent que se passe-t-il ? Pourquoi Trump met-il un faucon détestant Moscou comme McMaster dans un poste où il pourra intensifier la pression sur la Russie, augmentera les provocations et, très probablement, déclenchera un incendie entre les deux superpuissances nucléaires ?

Thierry Meyssan fait une analyse sur le président Trump qui ne va pas dans cette même direction. Pour lui, Donald Trump se démarque, contrairement à ses prédécesseurs, des détenteurs du pouvoir de l’état profond, qui ont toujours eu main mise sur l’exercice du pouvoir des Présidents des États-Unis. (écouter de 40 min. par en avant) .

Dans cette entrevue du 17 février dernier, Thierry Meyssan ne relève pas les réclamations surprises  de Trump à l’endroit de la Russie en relation à la Crimée et aux conflits dans le sud-est de l’Ukraine. Dans sa déclaration, Donald Trump confirme pleinement les propos de la représentante des États-Unis aux Nations Unies. Dans cette même entrevue, Il ne relève pas le fait de la démission du général Flynn de son poste à la Sécurité nationale.

Les prises de position et les déclarations du président Trump en relations internationales confirment de jour en jour et de plus en plus que l’État profond du pouvoir de l’Empire a repris le plein contrôle de l’agenda international et que Trump y jouera le rôle qu’on lui dictera. Ses déclarations sur le Venezuela, ses initiatives en Syrie et en Ukraine confirment le maintien des politiques étrangères des États-Unis à l’endroit de ces pays. Il faut également prévoir qu’il maintiendra la politique des sanctions contre la Syrie, la Russie et l’Iran.

Donald Trump, le patron qu’il était, n’est plus qu’un simple président soumis au pouvoir de l’État profond de l’Empire. Cette soumission se confirme chaque jour un peu plus en ce qui concerne les politiques extérieures  des États-Unis. Sur le plan intérieur, il faut croire que l’État profond mise sur les oppositions internes qui finiront par avoir raison de ses projets les plus contestables en politique intérieure.

Tout récemment, il vient d’annoncer une augmentation de 84 milliards de dollars du budget consacré au Pentagone. Pour celui qui se refusait de faire des États-Unis le gendarme du monde, il n’y va pas à petite cuillère. Voici ce qu’il disait dans son discours d’investiture :

« Nous rechercherons l'amitié et la bonne volonté des autres nations du monde, mais nous le ferons avec l'idée que c'est le droit de tout pays de mettre ses propres intérêts en avant.

Nous ne cherchons pas à imposer notre mode de vie, mais plutôt à le rendre éclatant comme un exemple à suivre. »

Ce n’est pas tout à fait ce qui se reflète dans les échanges récents avec le Venezuela, la Syrie, l’Iran et même la Russie. Sa position sur l’Ukraine a été ramenée à la position du Président antérieur, celle-là même qui lui fut dictée par ce même État profond de l’Empire.

La confiance sera-t-elle au rendez-vous de la rencontre à venir entre le président Poutine et le président Trump ? La résolution soutenue par les Etats-Unis contre le gouvernement de Bachar El-Assad, n’est pas de nature à inspirer cette confiance. La Chine et la Russie ont voté contre. 


Je vous invite à lire cet article qu'un ami vient tout juste de me transmettre. Il est en lien direct avec celui-ci.


Oscar Fortin