PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

mercredi 21 septembre 2016

OBAMA AUX NATIONS UNIES

CE QU’IL Y A DERRIÈRE LE MASQUE



Hier, le 20 septembre, le président Obama s’est adressé l’Assemblée générale des Nations Unies. Il s’est présenté à la manière d’un bon père de famille qui a horreur des guerres et qui souhaite tout ce qu’il y a de mieux pour tous les membres de cette grande famille des nations.  Les États-Unis dont il est le Président sont devenus le rempart des libertés démocratiques et le garant du développement et de la prospérité des peuples. Le système capitaliste, bien qu’imparfait, demeure toujours celui qui répond le mieux aux exigences de justice et de réduction de la pauvreté dans le monde.

L’intégration de l’économie mondiale a amélioré la vie de millions d’êtres humains, la part de l’humanité qui vit dans la pauvreté a été réduite à 10%, le nombre des démocraties dans le monde a presque doublé ces 25 dernières années et ceux qui nient la dignité aux autres se voient de plus en plus blâmés.  Il termine avec cette conviction qu’il « faut choisir ce qui fait appel à nos meilleurs instincts ».

Quels sont les choix de ce Président ?

Sur la scène internationale, il a poursuivi les politiques interventionnistes de son pays dans le monde. En Syrie, il y a à peine une semaine, il a donné le feu vert pour attaquer sur un territoire qui n’est pas le sien, une armée légitime qui combat des terroristes que lui-même, comme chef d’État, arme et soutient. Ceci s’est produit à quelques jours à peine après avoir signé un accord de cessez-le-feu avec la Russie et la Syrie.

En Amérique latine, c’est lui qui provoque par tous les moyens les gouvernements démocratiques qui ont fait vœu de servir les intérêts de leur peuple avant celui des États-Unis.

Il a encouragé et soutenu les coups d’État au Honduras, au Paraguay et tout récemment au Brésil. Il ne cesse de harceler les gouvernements de Bolivie, de l’Équateur et du Venezuela. Dans ce dernier cas, il demeure particulièrement actif. Des millions de dollars y sont investis auprès des dissidents et représentants de l’opposition pour soutenir des actions de déstabilisation du gouvernement. Des avions-espions survolent son espace aérien et la quatrième flotte y a jeté l’ancre tout près de sa frontière, prête à attaquer à tout moment. Pour que tout se fasse dans les règles, il a déclaré le Venezuela comme étant une menace à la sécurité nationale des États-Unis. Un tel décret constitue une véritable déclaration de guerre à un pays démocratique et de surcroît pacifique.

Il faut préciser le fait que le droit international et les institutions qui en assurent le respect passent au second plan. Ce sont d'abord les intérêts de ceux qu'il représente qui s'imposent avant tout. Il s'autorise ainsi à intervenir dans les pays comme bon lui semble. 

Dans tous ces cas et bien d’autres, comme en Ukraine, en Irak, en Libye, en Afghanistan etc., il s’agit bel et bien du même Obama qui s’est présenté hier sous les dehors du bon pasteur, faisant appel à la bonne volonté de tout le monde pour assurer la démocratie, la paix et le développement. Par ses choix, s’il faut en croire ce qu’il en dit dans la phrase plus haut citée, il nous révèle ce que  sont ses meilleurs instincts : interventionnisme, conquête et domination.  De quoi nous laisser songeurs.

Je vous renvoie à quelques articles sur ce personnage qui a arraché des larmes au pasteur Jackson au moment de son assermentation, en 2009, et qui suscita de grands espoirs un peu partout à travers le monde. Aujourd’hui, pour nombre d’entre eux, c’est la grande déception. L’incitateur  les avait bien eus, moi y compris.


Oscar Fortin

21 septembre 2016


vendredi 16 septembre 2016

QUE DIT L’APOCALYPSE CHRÉTIENNE


DU SORT DE CEUX QUI SE CROIENT TOUT PERMIS ?




Les imageries de l’Apocalypse chrétienne et les personnages mythiques qui y sont invoqués nous renvoient à l’intelligence d’une réalité qui est celle de l’histoire  d’une Humanité en marche vers un destin dont l’issu est marqué par une grande confrontation ouvrant la voie à une Humanité nouvelle. De nombreux signes nous suggèrent que nous sommes arrivés à ce moment de la  grande confrontation, de dimension mondiale, entre deux forces clairement identifiées : l’une, chapeautée par Russie et ses alliés, et l’autre, chapeautée par les États-Unis et ses alliés.  

Que savons-nous du projet d’humanité de ces deux forces et des moyens utilisés pour le mener à terme ?

Le camp de la Russie

Le noyau principal que l’on retrouve dans ce camp peut s’articuler à travers les grands principes énoncés par les pays membres des BRICS. Vladimir Poutine, dans une entrevue accordée à l’Agence ITAR-TASS, nous en donne les principaux éléments.

« Les membres de cette association de cinq pays réaffirment constamment leur attachement aux principes fondamentaux du droit international et visent à renforcer le rôle central de l'ONU.

Les membres des pays BRICS sont favorables à la création d'un système plus équilibré et plus équitable des relations économiques internationales.

Les pays BRICS défendent traditionnellement des positions similaires pour régler tous les conflits internationaux avec des moyens politiques et diplomatiques.

Nous ne percevons pas l’organisation des pays BRICS comme un rival géopolitique des pays occidentaux. Au contraire, nous sommes ouverts aux débats avec ceux qui sont intéressés - dans le cadre du modèle du monde multipolaire. « 

Il ne fait pas de doute que l’option pour la reconnaissance d’un monde multipolaire marque un changement fondamental dans l’approche géopolitique mondiale. Les peuples et les nations retrouvent une identité, reconnue et protégée par le droit international et les alliés des BRICS.

« Selon le chef du Pentagone, Ashton Carter, la Russie n'aspire qu'à saper les bases de l'ordre mondial, tandis que les États-Unis, comme toujours d'ailleurs, protègent les alliés, les bases de l'ordre mondial ainsi que l'avenir positif dont cet ordre est porteur. »

La Russie a répondu que le maintien de l’ordre mondial était une obligation naturelle de tous les États et que plus vite les États-Unis le comprendront, plus vite cet ordre sera respecté.

Le camp des États-Unis

Le noyau principal que l’on retrouve dans ce camp peut s’articuler de la façon suivante.

Les États-Unis s’attribuent, de droit divin, la mission d’assumer la gouvernance du monde et d’y instaurer l’ordre mondial qui assure au mieux ses intérêts et sa sécurité nationale dans le cadre du libéralisme économique et de la démocratie contrôlée. Le « God bless America » est celui qui est en mesure d’assurer cette grande mission. Voici ce que Condoleezza Rice, alors secrétaire d’État dans l’Administration de G.W. Bush, déclarait aux baptistes, réunis en congrès :

 « Le président Bush et moi-même partageons votre conviction que l’Amérique peut et doit être une force du Bien dans le monde. Le Président et moi croyons que les États-Unis doivent rester engagés comme leader d’événements hors de nos frontières. Nous croyons cela parce que nous sommes guidés par le même principe persistant qui donna naissance à notre propre nation : la dignité humaine n’est pas un don du gouvernement à ses citoyens, ni un don des hommes les uns aux autres ; c’est une grâce divine à toute l’humanité. »

( j’avais alors eu cette réponse…)

Cette conviction est partagée, à quelques nuances près, par l’ensemble des Présidents des États-Unis. Cette conviction leur donne le droit de décider de ce qui est bien et de ce qui est mal, leur permet d’intervenir là où ils le jugent bon, d’imposer des sanctions, d’envahir des États, de bombarder des peuples comme ce fut le cas en Afghanistan, en Irak, en Libye et que c’est actuellement le cas en Syrie.

Les États-Unis et leurs alliés se portent à la défense d’un monde unipolaire et d’un ordre du monde qui réponde d’abord et avant tout à leurs intérêts et à leur sécurité.  Ils se donnent le droit de déclarer la guerre à qui ils le veulent bien. C’est ce qu’ils ont fait récemment avec le Venezuela, pays de 31 millions d’habitants en déclarant qu’il représentait une menace à la sécurité nationale des États-Unis. Ceci leur donne le feu vert pour intervenir en tout temps dans ce pays. Il faut comprendre que ce pays dispose des plus grandes réserves de pétrole au monde.

L’enjeu de la présente confrontation

De toute évidence, l’enjeu principal qui se retrouve au cœur du présent conflit porte sur l’ordre mondial et sa gouvernance. Pour le président chinois, cet ordre mondial est arrivé à son terme. Il s’agit beaucoup plus d’un désordre mondial que d’un ordre mondial à l’intérieur duquel chaque personne, chaque peuple, chaque État y trouvent leur compte. Voici ce qu’écrivait Edmond Smith en introduction d’un article ayant pour titre « les raisons pour lesquels les globalistes sont destinés à perdre » :

« Sous la surface de presque tous les événements socio-politiques et économiques dans le monde, une guerre fait rage, mais le plus souvent de manière invisible. Cette guerre, pour l’instant, est menée à la fois dans la fiction et dans la réalité, par le combat journalistique et par le calme des actes individuels. Elle est définie par deux côtés qui ne pourraient pas être plus philosophiquement ou spirituellement séparés. »

Le livre de l’Apocalypse de Saint Jean n’y va pas avec le dos de cuillère pour qualifier et sanctionner ces menteurs et manipulateurs qui se croient tout permis. Voici, sans aucune censure, ces deux extraits.

« Apocalypse 21:8 ^
Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l`étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.

Apocalypse 22:15 ^
Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge.




Oscar Fortin

Le 16 septembre 2016


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samedi 10 septembre 2016

ÇA PASSE OU ÇA CASSE !

ON N'ENTEND PLUS À RIRE




Le président Obama sait très bien que pour le président Poutine le principe de non-intervention dans les Affaires intérieures d’un autre pays est sacré. Il sait également que ce principe doit s’appliquer tout autant en Syrie que dans tout autre pays. Le président Poutine sait, pour sa part, qu’Obama s’octroie le droit d’intervenir dans d’autres pays selon qu’il en juge  la pertinence, en tant que leader du monde. C’est dans cet esprit qu’Obama exige le départ de Bachar el Assad de la présidence de l’État syrien pour le remplacer par une opposition, formée et armée par les États-Unis. Ce sont là deux approches aux antipodes l’une de l’autre.

Lors du G-20, récemment réalisé en Chine, ces deux chefs d’État ont eu l’occasion de se rencontrer pour trouver un terrain d’entente en vue de mettre fin au conflit en Syrie, mais aussi en Ukraine. L’heure qu’ils ont pris à échanger n’a pas suffi à trouver un terrain d’entente. M. Obama a demandé, entre autres, à M. Poutine qu’il intervienne auprès du Président Bachar El Assad pour que ce dernier cesse de bombarder et d’attaquer les forces armées de l’opposition syrienne, soutenues par les États-Unis et l’OTAN.  On peut également supposer que  M. Poutine a demandé au président Obama de s’abstenir de toute intervention en Syrie sans l’accord préalable du président Bachar Al Assad et, par la même occasion, lui rappeler qu’il appartenait au peuple syrien de décider de ses dirigeants.

Cette confrontation entre la Russie de Poutine et les États-Unis d’Obama a ceci de particulier : le soi-disant leader du monde a devant lui, Vladimir Poutine, un autre leader qui a la force de caractère et la puissances des armes pour résister aux pressions de ce dernier.  Les sanctions, les menaces, les ultimatums n’arrivent pas à ébranler ce Président qui fait du respect du droit international une référence incontournable à ses engagements internationaux. Les beaux discours n’ont d’écho en lui que dans les décisions prises. Avec Vladimir Poutine, les enrobages sont vite décodés et les objectifs poursuivis, vite mis à nue.

Vendredi, le 9 septembre, la diplomatie a fait un nouvel effort avec cette rencontre de plus de dix heures entre John Kerry et Sergueï Lavrov. Seul l’avenir nous dira si les décisions prises sont pour gagner du temps et/ou permettre de scruter encore davantage les stratégies de l’adversaire.  Ils en sont venus à une entente de cessez-le-feu que le ministre des Affaires extérieures de Russie décrit ainsi :

 "Nous nous sommes entendus sur les régions dans lesquelles nous effectuerons des frappes aériennes. En accord avec les dirigeants syriens, seules les Forces aérospatiales russes et la Force aérienne des États-Unis auront le droit de travailler dans ces régions. En ce qui concerne les Forces armées syriennes, elles opéreront dans d'autres régions non concernées par la coopération russo-américaine", »

Il est intéressant de noter le fait que l’intervention des États-Unis, dans le cadre de cet accord, se réalisera avec l’accord du gouvernement syrien. Un accord, en somme, qui respecte le droit et les prérogatives de l’État syrien, seul mandataire du peuple syrien. De part et d’autre, on gagne du temps, mettant de nouveau à l’épreuve les véritables intentions des uns et des autres. On peut être assuré que cette fois, le ravitaillement des terroristes et de l’opposition armée syrienne sera observé de très près. Les interventions concertées des États-Unis avec  la Russie seront scrutées à la loupe.

Je soupçonne Vladimir Poutine de vouloir prendre tout son temps pour s’assurer que tous les moyens diplomatiques ont été épuisés et que la guerre à venir frappe là où ça fera vraiment mal à l’adversaire. Il sait que l’humanité entière souffrira d’une telle guerre et, qu’une fois commencée, il n’y aura plus de marche arrière possible. À ce jour, les provocations n’ont pas manqué pour l’entraîner dans cette guerre. Il s’y est résisté, non pas par faiblesse, mais par sens des responsabilités et par détermination à être celui qui demeure maître de son agenda de guerre.

Oscar Fortin
Le 10 septembre 2016