PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

lundi 25 juin 2007

LE CANADA EN AFGHANISTAN: LA PARADE DES MÉDIAS


Samedi, le 22 juin, j’ai participé, dans les rues de Québec, à la manifestation contre la guerre en Afghanistan. Au même moment 2000 militaires circulaient également dans cette même ville, soutenus, évidemment, par leurs parents et les membres de leurs familles. En effet, comment ne pas être au coté des siens à la veille d’un départ douloureux sur une terre étrangère pour y mener une guerre sanglante ?

La manifestation à laquelle j’ai participé, beaucoup plus limitée, s’est déroulée dans l’ordre et de façon responsable. Les orateurs rappelaient les mensonges qui enveloppaient les vrais motifs de cette présence militaire canadienne en Afghanistan et la grande tromperie de l’aventure dans laquelle étaient entraînés nos soldats. Des morts de femmes, d’enfants, de civils, tous innocents et étrangers à cette guerre pour le contrôle de la drogue, le transport du pétrole, notamment, sans compter celles des soldats de tous les camps tombés au combat. Les orateurs n’ont pas manqué de faire ressortir les vrais motifs derrière cette aventure qui n’a rien à voir avec les grandes valeurs dont on l’enveloppe pour mieux la faire digérer. Entre temps, nous assistons aux sacrifices des familles qui verront partir les leurs vers un destin inconnu et de tous ces morts dont nous serons, nous tous, les citoyens canadiens, ultimement responsables.

Des journalistes et photographes faisaient des entrevues, prenaient des photos. Tout près de moi, une dame, en compagnie de son petit fils, a été interviewée pendant que le photographe prenait des images du petit fils. Ils ont même eu la délicatesse de lui demander l’autorisation d’utiliser ces images. Cette dame a dit avec émotion pourquoi elle était là et pourquoi elle était contre la guerre. « Les armes servent davantage les guerres que la paix et le prix à payer en vie humaine rejoint rarement ceux qui en profitent. Si les 14 milliards de dollars canadiens investis dans les armements l’étaient pour aider vraiment, les armes ne seraient pas nécessaires. » À la fin, la journaliste lui a demandé, en raison de son accent, d’où elle venait. « Je suis chilienne et j’ai connu les méfaits d’une guerre sale. »

Combien de ces entrevues, auront été l’occasion de partager des opinions et des sentiments rejoignant la grande majorité de la population? Pourtant, ce même soir, le journal télévisé de Radio Canada, cette même chaîne qui avait interviewé la dame à mes côté, n’avait pour image que celles de certains punks qui s’étaient massés le long de la marche et celles de certains autres, venant je ne sais d’où, et qui passaient rapidement avec des slogans plutôt disgracieux. On aurait dit qu’ils le faisaient juste pour alimenter certains photographes. Aucun commentaire sur les dizaines d’entrevues réalisées. Il faut croire qu’elles n’étaient pas pertinentes pour la couverture voulue.

Par contre, celle rapportant la manifestation de l’armée, célébrée en grande pompe au Centre des Congrès, donnait la parole aux personnes touchées par le dévouement de notre armée et choquées par l’ingratitude des manifestants qui ne comprennent toujours pas que ces soldats vont se battre pour notre liberté et celle des autres. Rien sur les 75% de la population qui s’opposent toujours à cette guerre.
En taisant les interventions des manifestants on laisse évidemment la place aux autres. Il n’est donc pas nécessaire d’être devin pour savoir ce que les millions de personnes, à l’écoute de ces médias, vont penser de ces deux parades. La parade des parades, celle des montages en studio, aura donné le ton. L’armée est là pour rester et il en va de notre sécurité et de notre liberté. Tout cela, même si 75% de la population est contre cette mission de l’armée.

Il est regrettable, pour les croyants, que le cardinal Ouellet n’ait pas profité de l’occasion pour reprendre à son compte les propos de Benoît XVI, tenus à Assise pas plus tard que le 17 juin dernier : « Seul un dialogue responsable et sincère, soutenu par le généreux appui de la communauté internationale pourra mettre fin à autant de douleur… il faut sortir de l’illusion que la force peut résoudre les problèmes. » C’était pourtant là l’essentiel du message de ceux qui ont marché contre la présence militaire canadienne en Afghanistan. Il y a de ces silences qui laissent songeur.

Oscar Fortin
24 juin 2007

mardi 19 juin 2007

DOUBLE LANGAGE OU HYPOCRISIE

Pas plus tard que la semaine dernière, le 14 juin, le Journal Québec publiait la photo de la Supérieure des Sœurs du Saint-Sacrement au côté d’un représentant de l’armée canadienne sous un titre qui ne prêtait à aucun équivoque « UN COUP DE POUCE DES SŒURS DU TRÈS SAINT SACREMENT ». On venait de leur remettre la liste des militaires en partance pour l’Afghanistan. À ce moment, pas plus d’ailleurs que ce ne fut le cas lors de la cérémonie à la Basilique de Québec lors du départ du premier contingent, les Autorités ecclésiales n’ont fait entendre un quelconque message à l’effet que la paix ne peut être obtenue par les armes et la violence. On ne s’est pas offusqué que la religion soit mise au service d’une telle cause. D’ailleurs, à ce jour, l’Épiscopat canadien s’est fait bien discret sur l’engagement militaire du Canada en Afghanistan et sur les milliards de dollars dépensés en armement. Il se fait plutôt bon collaborateur et agent de mobilisation pour soutenir le recrutement de ceux et celles qui seront appelés à aller tuer pour que soit instaurée, selon la version officielle, la démocratie dans ce pays lointain. Il faut lire cette lettre d’un québécois, opposé à la guerre en Afghanistan, à sa sœur, militaire, qui partira bientôt pour cette même guerre.
http://www.ledevoir.com/2007/06/15/147348.html?fe=1275&fp=114761&fr=26188

Pourtant, lorsque la Démocratie s’exprime d’une façon toute autre de celle anticipée ou souhaitée, le discours de nos autorités devient différent. Ce n’est plus tellement la démocratie qui importe, mais la reprise du pouvoir. Ce fut et c’est toujours le cas au Venezuela où tous les moyens sont bons pour déstabiliser un gouvernement élu démocratiquement.
http://www.alterinfo.net/Guerres-mediatiques-Le-role-des-agences-de-communication-dans-les-guerres-actuelles_a9058.html?TOKEN_RETURN
Le Canada n’avait-il pas été un des premiers à saluer le Coup d’État de 2003. Sa joie et celle se son voisin du sud ont toutefois été de courte durée, puisque le peuple et l’armée sont restés fidèles au Président élu et ont forcé son retour. Dans le cas de la Palestine, la victoire surprise du Hamas, lors des élections législatives de 2006, a été une véritable douche froide pour les apôtres de la démocratie. Ces derniers ont aussitot pris leur distance et n’ont pas tardé à se mettre à l’œuvre pour affaiblir et déstabiliser ce nouveau gouvernement, tout démocratique qu'il soit. Un article intéressant : LA CIA DERRIÈRE « LA GUERRE CIVILE PALESTINIENNE » mérite d'être lu.
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=+AB20070618&articleId=6023

À lire les journaux, il semblerait qu’ils aient obtenu certains résultats suite à la dissolution du gouvernement élu du Hamas par le Président palestien Abbas, un allié des États-Unis et d'Israel. Ces derniers ont salué cette décision et ont aussitôt offert leur collaboration. Lors d’une entrevue sur les ondes du réseau CTV, le ministre canadien des Affaires étrangères, Peter MacKay, a déclaré pour sa part qu’Ottawa, appuyait la décision du Président palestinien de dissoudre le précédent gouvernement et de déclarer hors la loi les milices armées du groupe islamiste Hamas. Il peut compter, dit-il, sur l’aide du Canada.

C’est dans ce contexte qu’il faut également comprendre les propos tenus par Benoît XVI lors de sa visite à Assise, dimanche le 17 juin.

« Les populations vivant en Terre Sainte, en Irak, au Liban et dans l’ensemble du Moyen Orient connaissent depuis trop longtemps les horreurs des combats, du terrorisme, de la violence aveugle, l’illusion que la force peut résoudre les conflits. Seul un dialogue responsable et sincère, soutenu par le généreux appui de la communauté internationale, pourra mettre fin à tant de douleur et rendre vie et dignité aux personnes, aux institutions et aux peuples (…) L’esprit d’Assise va à l’encontre de l’esprit de violence, contre l’utilisation de la religion comme prétexte à la violence. »

Est-ce ce genre de propos qu’il aura tenu au Président Georges W. Bush lors de sa visite au Vatican, au début du mois de juin? N’avait-il pas devant lui le plus gros fabriquant d’armes au monde, celui qui se dit investi d’une mission divine pour faire la guerre aux délinquants, aux non-civilisés, aux terroristes? A-t-il pris le temps de lui dire que la force ne peut résoudre les conflits, que seul un dialogue honnête peut y arriver ? Lui a-t-il avoué qu’il était au fait des interventions de sabotages et de déstabilisation mises en place par son Administration pour renverser le gouvernement cubain, celui d’Hugo Chavez au Venezuela, celui d’Iran et celui du Hamas en Palestine ? Lui a-t-il fait savoir qu’il ne pouvait appuyer de tels procédés, que c’était même de son devoir de les dénoncer ?

Je pense plutôt qu’ils ont discuté du partage des rôles pour les évènements à venir. L’Église peut donner un bon coup de pouce pour couvrir des actions clandestines, comme par exemple, à Cuba ou encore au Venezuela. Son discours peut également prendre tout un sens lorsque tenu à certains moments précis comme c’est actuellement le cas pour la Palestine. Il suffit de s’ajuster aux circonstances et de sortir de ses archives le discours qui servira le mieux les intérêts de ses principaux alliés. À Assise ce discours peut être tenu alors qu’à Québec il faut faire appel à un tout autre: l’usage de la force s’impose et le soutien de l’Église pour motiver les soldats à s’engager dans l’armée pour aller au combat est de mise. Solidarité et Démocratie obligent.

Que chacun tire ses propres conclusions. Pour moi, l'Institution ecclésiale est prise en otage et complètement dépendante de l’idéologie de l'Empire. Vendredi, le 22 juin, je marcherai ,au côté de milliers d'autres à travers le monde, contre cette guerre.

Oscar Fortin
19 juin 2007

samedi 9 juin 2007

ARMAGUEDON UNE GUERRE À FINIR

NOTE: En 2007 j'avais écrit cette réflexion sur l'Armaguedo. Depuis lors bien des évènements se sont succédés. Nous avons assisté à des coups d'État militaires en Amérique latine, à la fin du calendrier Maya en 2012, des guerres en Libye, en Syrie et dans diverses parties du monde, à l'arrivée d'un pape de "la fin du monde" en 2013. Au moment de reproduire ce texte, l'Ukraine est pris en otage par les puissances occidentales pour repousser la Russie dans ses derniers retranchements. Rien n'est négligé pour discréditer Poutine, le président, et la Russie comme force politique, économique et militaire. J'ai donc pensé remettre à la UNE cet article qui garde encore toute son actualité.



Serait-il venu le temps de ce grand combat dont nous parle le livre de l’Apocalypse au chapitre 16 ? Bien des signes donnent à penser que ce jour approche et que déjà les deux armées se préparent à l’affrontement final. Nous pouvons penser à la mondialisation des relations politiques, économiques, sociales et culturelles. Ces dernières nous rendent tous responsables, bien qu’à des degrés divers, de ce qui se passe dans le monde. Que dire du développement extraordinaire des moyens de communication qui nous mettent en contact direct avec les mille et un visages du monde dans lequel nous vivons ? Plus que tout, il y a ce développement d’une conscience planétaire qui décode avec de plus en plus de clarté les antagonismes qui sous-tendent les grands problèmes qui affectent l’humanité et les dessous des guerres menées un peu partout à travers le monde. Les voiles tombent, les visages apparaissent dans leur nudité, la tricherie n’arrive plus à convaincre. Dans cette perspective l’enjeu de cette guerre à finir serait le suivant : LA SOLIDARITÉ ET LE PARTAGE ENTRE TOUS LES HUMAINS, FONDÉS SUR LA VÉRITÉ ET LA JUSTICE, OU LE CONTRÔLE DU MONDE ET LA SAUVEGARDE DES PRIVILÈGES, FONDÉS SUR L’AMBITION ET LA TROMPERIE.

Ceux qui dominent actuellement le monde et qui disposent des principaux leviers de son devenir social, politique, économique et religieux se retrouvent un peu partout, mais tout particulièrement dans certaines organisations secrètes, comme Illuminati, et dans les organisations politiques, économiques et religieuses qui en émanent. (http://syti.net/Organisations.html) Ils font partie des 33% de la population mondiale qui contrôlent plus de 80% des richesses du monde. La table à laquelle ils sont conviés n’a rien de comparable avec celle à laquelle sont condamnés les 66% de l’humanité qui en sont exclus. Ces derniers, en dépit de toutes les promesses, n’ont toujours pas accès aux besoins fondamentaux de subsistance et de dignité. Ils ont en partage, entre autres choses, la sous-alimentation, la mortalité infantile, l’analphabétisme, l’isolement et la dépendance.


Chacun des camps se mobilisent avec les ressources qu’il a. Ceux qui dominent le monde disposent de ressources inimaginables leur permettant d’assurer leur hégémonie non seulement militaires, mais également psychologique. Le contrôle des industries militaires et des moyens de communication leur assure cette domination sur les peuples et les personnes. Les églises, pour leur part, entraînées dans des alliances subtiles, donneront bonne conscience aux premiers et contiendra la résistance des autres.

Le second groupe, beaucoup plus démuni militairement et sans beaucoup d’emprise sur les moyens de communication, pourra toutefois compter sur ce réveil d’une conscience planétaire davantage soucieuse de solidarité et de justice que de domination et de privilèges. Cette dernière se développe au fur et à mesure qu’elle comprend avec plus de clarté les mécanismes politiques, économiques et même religieux qui expliquent en grande partie la situation dans laquelle se trouvent plus des deux tiers de l’humanité. Des leaders, par la profondeur de leurs convictions et l’héroïcité de leur engagement, font naître une espérance nouvelle, fondée sur la justice et la conscience d’une dignité retrouvée. De véritables prophètes surgissent ici et là pour témoigner, au prix de leur vie, de l’action libératrice du Christ ressuscité, actuellement à l’œuvre dans cet extraordinaire projet d’un monde fondé sur la justice, la vérité et l’amour. Ils ne craignent pas de dénoncer les tricheries des envahisseurs qui ne sauraient s’imposer pour toujours.


Les stratégies se dessinent et peuvent être détectées à travers les initiatives des uns et des autres. En Amérique latine, par exemple, nous avons le cas de Cuba qui mène un combat qui dure depuis plus de 50 ans. Même s’il est un petit pays d’à peine 9 millions de personnes, il a su résister à ce jour à son voisin qui est le pays le plus puissant, militairement et économiquement, de la terre. En dépit de toutes les initiatives prises pour mettre un terme à cette révolution, elle est toujours là et bien vivante. « David » a non seulement résisté à « Goliath », mais l’a déstabilisé en Amérique latine et l’a rejoint dans plusieurs autres parties du monde. Le mouvement amorcé par Cuba se prolonge maintenant au Venezuela, en Bolivie, en Équateur et au Nicaragua. Le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay s’en inspirent. Cette montée de ces nouveaux acteurs, de plus en plus affranchis, conduit les États-Unis et ses alliés à contenir ce mouvement qui menace leur hégémonie en développant des stratégies tantôt de sabotage des uns, tels le Chili d’Allende, Cuba de Fidel, le Venezuela de Chavez tantôt de contrôle politique et économique des autres, tels le Chili de Pinochet, le Pérou, la Colombie et le Mexique dont on ne saura jamais si l’actuel Président, Calderon, a bien été celui que le peuple Mexicain a choisi. Les efforts pour contourner le vote des masses, majoritairement en faveur d’une société plus juste, sont sans limite.http://www.voltairenet.org/auteur121290.html?lang=fr


Dans cette confrontation de plus en plus musclée, les moyens de communication jouent un rôle de premier plan. On applique systématiquement les principes de propagandes de guerre qu’un ancien diplomate britannique, Lord Arthur Ponsoby (1871-1946), avait élaborés:


• Le camp adverse est le seul responsable de la guerre

• Le chef du camp adverse a le visage du diable (ou l'«affreux» de service)

• C'est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers

• L'ennemi provoque sciemment des atrocités, et si nous commettons des bavures c'est involontairement.1


Cet extrait est pris d’un article qui en dit long sur la manipulation de l’information de guerre. Pour justifier leurs actions tous les moyens sont bons. Les mots vérité, justice, paix, démocratie ne sont plus que des paravents permettant de mieux dissimuler et tromper. La bonne conscience en arrive à envelopper tous ces crimes et la seule morale qui compte est celle qui répond à leurs ambitions.
http://www.alterinfo.net/Guerres-mediatiques-Le-role-des-agences-de-communication-dans-les-guerres-actuelles_a9058.html?TOKEN_RETURN


Dans le livre de l’Apocalypse, aux chapitres 16 et 19, les deux belligérants sont présentés de la façon suivante :


LE CONQUÉRANT

« Puis, de la gueule du Dragon, et de la gueule de la Bête, et de la gueule du faux prophète, je vis surgir trois esprits impurs, comme des grenouilles - et de fait, ce sont des esprits démoniaques, des faiseurs de prodiges, qui s'en vont rassembler les rois du monde entier pour la guerre, pour le grand Jour du Dieu Maître-de-tout. Ils les rassemblèrent au lieu dit, en hébreu, Harmagedôn. » (Ap.16)

LE LIBÉRATEUR

« Alors je vis le ciel ouvert, et voici un cheval blanc ; celui qui le monte s'appelle » Fidèle » et » Vrai », il juge et fait la guerre avec justice. Ses yeux ? une flamme ardente ; sur sa tête, plusieurs diadèmes ; inscrit sur lui, un nom qu'il est seul à connaître; le manteau qui l'enveloppe est trempé de sang ; et son nom ? le Verbe de Dieu. » (Ap.19)


L’ISSUE de cette guerre nous est révélée au chapitre 18 de ce même livre :
2.
« Il s'écria d'une voix puissante : « Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la Grande ; elle s'est changée en demeure de démons, en repaire pour toutes sortes d'esprits impurs, en repaire pour toutes sortes d'oiseaux impurs et dégoûtants.
3.
Car au vin de ses prostitutions se sont abreuvées toutes les nations, et les rois de la terre ont forniqué avec elle, et les trafiquants de la terre se sont enrichis de son luxe effréné. »
4.
Puis j'entendis une autre voix qui disait, du ciel : « Sortez, ô mon peuple, quittez-la, de peur que, solidaires de ses fautes, vous n'ayez à pâtir de ses plaies !
5.
Car ses péchés se sont amoncelés jusqu'au ciel, et Dieu s'est souvenu de ses iniquités.
6.
Payez-la de sa propre monnaie ! Rendez-lui au double de ses forfaits ! Dans la coupe de ses mixtures, mélangez une double dose !
7.
A la mesure de son faste et de son luxe, donnez-lui tourments et malheurs ! Je trône en reine, se dit-elle, et je ne suis pas veuve, et jamais je ne verrai le deuil...
8.
Voilà pourquoi, en un seul jour, des plaies vont fondre sur elle : peste, deuil et famine ; elle sera consumée par le feu. Car il est puissant, le Seigneur Dieu qui l'a condamnée. »
9.
Ils pleureront, ils se lamenteront sur elle, les rois de la terre, les compagnons de sa vie lascive et fastueuse, quand ils verront la fumée de ses flammes,
10.
retenus à distance par peur de son supplice : « Hélas, hélas ! Immense cité, ô Babylone, cité puissante, car une heure a suffi pour que tu sois jugée ! »
11.
Ils pleurent et se désolent sur elle, les trafiquants de la terre ; les cargaisons de leurs navires, nul désormais ne les achète! »


CONCLUSION


Il est toujours hasardeux de prétendre déchiffrer un livre qui utilise autant d’images et de symboles pour nous parler d’un « moment » de l’histoire du monde dont on ignore effectivement le commencement et la fin. Une chose, toutefois, demeure : les forces qui s’inspirent de la justice et qui se font un devoir de se laisser guider par la vérité et la transparence ont de bonnes chances de se reconnaître dans le cavalier qui monte le cheval blanc et dont le nom est Fidélité et Vérité.


Par contre, ceux qui s’enveloppent de tricheries, de mensonges, de manipulations, se reconnaîtront plus facilement dans la figure du Dragon, de la Bête et du faux prophète. Leur fidélité ne dure que le temps de leurs intérêts et leur vérité est celle qui correspond à leurs ambitions.


Je laisse la dernière parole à Jésus citant le prophète Isaïe : Mt, ch.13, 14-16)


14 « Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; Vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point.15 Car le cœur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu'ils ne voient de leurs yeux, qu'ils n'entendent de leurs oreilles, Qu'ils ne comprennent de leur cœur, Qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.16 Mais heureux sont vos yeux, parce qu'ils voient, et vos oreilles, parce qu'elles entendent »


Oscar Fortin
9 juin 2007