PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

mardi 30 octobre 2007

LETTRE AU PREMIER MINISTRE DU CANADA

Monsieur le Premier ministre,


Je viens de prendre connaissance d’une rencontre réalisée à Prague entre le 7 et le 9 octobre, rencontre à laquelle aurait participé La Gouverneure générale du Canada, Michaelle Jean. Il n’y aurait pas de quoi s’inquiéter si la rencontre en question n’était que protocolaire. Loin de là. L’information dont je dispose et qui est reproduite en espagnol dans un périodique vénézuélien (Caracas, 28 octobre Tribuna Popular TP), dit ce qui suit :


« Entre le 7 et le 9 octobre 2007, se sont réunis à Prague des officiels étasuniens de haut rang avec les représentants des secteurs d’opposition du Venezuela pour exiger de ces derniers qu’ils demandent à la Cour Suprême de leur pays de considérer la Réforme constitutionnelle comme un Coup d’État politique. De plus ils exigèrent de l’opposition : qu’elle appelle à des soulèvements sociaux; qu’elle organise des actes de sabotage contre l’économie et les infrastructures; qu’elle détruise la chaîne de transport alimentaire et qu’elle organise par tous les moyens possibles un coup d’état, incluant la violence sanglante générée par des paramilitaires colombiens et vénézuéliens.


À cette réunion de planification (…) participèrent, entre autres, Paul Wolfowitz, ex directeur de la sécurité nationale étasunienne, Madeleine Albright, ex secrétaire d’état, Aljakdsandr Milinkeviv, MICHAELLE JEAN et HumbertoCelli Gerbasi,… »


Nous savons que notre Gouverneure Générale était à Prague le 7 octobre dernier pour ouvrir la 11e conférence annuelle Forum 2000 Prague. Vous conviendrez avec moi que le pas est vite franchi pour identifier la Michaelle Jean de la rencontre à la Michaelle Jean, Gouverneure générale du Canada.


Il en va de l’intérêt et de la crédibilité internationale du Canada que cette affaire soit tirée au clair. Si la Gouverneure générale du Canada a effectivement participé à une telle réunion, laquelle a toutes les caractéristiques d’une rencontre terroriste, il faut qu’elle remette sur le champ sa démission et que le Gouvernement canadien fasse savoir aux canadiens et au monde que son gouvernement ne saurait d’aucune façon cautionner pareilles initiatives.


Je vous transmets, en pièce jointe, l’article intégral portant le titre :


“PREPARAN OTRO GOLPE CONTRA EL PUEBLO VENEZOLANO…”


À l’avance, je vous remercie de l’attention que vous porterez à cette lettre et des suites que vous lui donnerez.

Bien à vous

Oscar Fortin

30 octobre 2007

cc. Gilles Ducepte
Jack Layton
Stéphane Dion

DES TERRORISTES AU VENEZUELA


Nous savons tous que la démocratie au Venezuela a donné au peuple, avec plus de 60 % des votes, le contrôle du pouvoir qu’incarne Chavez et son gouvernement. Élections et référendum, tous sous haute surveillance internationale, ont sans cesse confirmé cette volonté du peuple à poursuivre dans le sens des orientations de l’actuel gouvernement. Il en ira de même pour le présent projet de réforme constitutionnelle qui est débattu dans toutes les instances politiques, économiques, sociales et religieuses et qui sera soumis en décembre prochain à un Référendum national. Il appartiendra alors au peuple vénézuélien d’en décider en toute démocratie. Cette démocratie pour laquelle nos soldats, selon la version officielle du gouvernement canadien, combattent en Afghanistan.

Il est évident que les préoccupations et les intérêts de ce 70% de la population, actuellement au pouvoir, ne rejoignent pas toujours les préoccupations et les intérêts de ces 20% à 30% de ceux et celles qui contrôlaient, il n’y a pas encore si longtemps, ce même pouvoir. Pas plus d’ailleurs, ces derniers, dans l’exercice de ce même pouvoir, ne rejoignaient les intérêts de ceux et celles qui croupissaient alors dans la misère de l’analphabétisme, de la maladie, du sous emploi, de la sous alimentation ainsi que de la privation de toute participation politique. Les richesses du pays avaient d’autres destinataires. Les classes privilégiées, l’oligarchie nationale de mèche avec les multinationales et le gouvernement des États-Unis ont bénéficié de ce climat de prospérité auquel le système leur donnait accès. Il n’était alors pas question de se défaire d’une démocratie qui les servait si bien.

Depuis l’avènement de Chavez et la mobilisation du peuple, les maîtres d’hier sont sans cesse mis en minorité dans le système démocratique dont ils se sont fait les apôtres. Pour reprendre le pouvoir, il leur faut trouver une alternative à ce processus électoral qui leur est défavorable. Ils se concertent donc pour définir une manière de reprendre ce pouvoir. Dans le journal vénézuélien Tribune- Populaire (http://www.tribuna-popular.org/), daté du 28 octobre 2007, sous le titre : Ils préparent un nouveau coup d’État contre le peuple vénézuélien, nous pouvons lire jusqu’où ils sont capables d’aller et comment ils en arrivent à se couvrir du manteau de la démocratie et de la liberté.

L’article en question fait état d’une rencontre à Prague, entre le 7 et le 9 octobre dernier, de hauts représentants étasuniens avec des secteurs de l’opposition vénézuélienne. Ils exigent de ces derniers :

1. qu’une demande soit adressée à la Cour Suprême du Venezuela à l’effet que la présente Réforme constitutionnelle soit déclarée « coup d’état politique »;

2. que soient provoqué des soulèvements sociaux en encourageant des actions de sabotage contre l’économie et les infrastructures;

3. que l’on détruise la chaîne de transport alimentaire;

4. que l’on organise par tous les moyens possibles un coup d’état, incluant l’effusion de sang provoquée par des paramilitaires colombiens et vénézuéliens.

À cette réunion de planification assistèrent, entre autres, Paul Wolfowitz, ex directeur de la sécurité nationale étasunienne, Madeleine Albright, ex secrétaire d’état, Aljaksandr Milinkeviv, Michaelle Jean et Humberto Celli Gerbasi, bien connu comme agent provocateur de l’Action Démocratique vénézuélienne. Tous ces personnages seraient directement impliqués dans la planification des actions terroristes dont l’objectif est de renverser un gouvernement démocratiquement élu et d’empêcher la tenue d’un référendum sur la Réforme constitutionnelle qui assurera au peuple vénézuélien la protection de ses pleins pouvoirs.

Ce plan est déjà en opération à travers le canal privé de télévision, Globovision, également à travers la mobilisation de certains groupes d’étudiants bénéficiant d’une couverture internationale importante et il en est également de même avec la déclaration de la Conférence épiscopale vénézuélienne (CEV) donnant la base idéologique à cette stratégie d’intervention.

Si cette information s’avérait vraie et que les personnes plus haut mentionnées aient été effectivement présentes à une telle réunion, elles devraient être dénoncées par la communauté internationale et être jugées pour incitation à la violence, incluant l’assassinat. J’ose espérer que la Michaelle Jean, dont il est question dans cet article, n’a rien à voir avec la Michaelle Jean qui occupe le poste de Gouverneure Générale du Canada. Si jamais il s’avérait qu’elle soit impliquée dans un pareil complot, ce dont je doute fortement, sa démission devrait être demandée sur le champ.

Oscar Fortin
http://humanisme.blogspot.com/
30 octobre 2007

jeudi 25 octobre 2007

BUSH, LA DÉMOCRATIE ET LA LIBERTÉ

Au moment où la Californie est en feu et que de partout on se préoccupe des moyens à prendre pour y mettre fin, qu'une offensive majeure se prépare contre l'Iran, Georges W. Bush, Président des États-Unis, convoque la presse nationale et internationale pour ne parler que de Cuba et faire savoir que son Administration soutient ce peuple dans sa lutte pour la démocratie et la liberté. Du même souffle il annonce de nouvelles sanctions qui pénalisera ce même peuple et invite la communauté internationale à en faire autant.

« Le moment est venu de soutenir le mouvement pour la démocratie qui est en train de grandir sur l'île (...) Le moment est venu pour le monde de laisser de côté ses différences et de préparer pour les Cubains une transition vers un avenir prometteur de liberté et de progrès», a dit M. Bush, entouré de proches de prisonniers politiques. »

Comment peut-il inviter la communauté internationale à le soutenir alors qu’elle vote, année après année, à plus de 98% des voix de l’Assemblée générale des Nations Unies, contre ce blocus qui défie le droit international ? Loin de prendre en considération ce rejet massif pour en revoir la nature, il le durcit. Comment peut-il se faire l’apôtre de la démocratie alors qu’il se fait l’adversaire acharné de la démocratie bien vivante, entre autres, au Venezuela, en Bolivie, en Équateur ? Déjà, nous nous souvenons tous du sort que l’administration républicaine d’alors avait réservé à la démocratie sous Salvador Allende. Il ne fait pas de doute que sa passion pour la démocratie et la liberté, n’existe que si ces dernières leur réservent suffisamment de pouvoirs pour leur permettre de contrôler le peuple et les gouvernements qu’il se donne. C’est cette démocratie et cette liberté qui lui convient. D’ailleurs, l’Irak et l’Afghanistan répondent bien à ce modèle, tout comme la plupart des pays placés sous son aile, comme c’est le cas actuellement du Chili, du Canada et du Mexique.


Cuba résiste à cette emprise de l’empire sur l’Ile depuis cinquante ans et, plus récemment, les peuples de la Bolivie, du Venezuela, de l’Équateur et du Nicaragua, de façon tout à fait démocratique, ont pris cette même orientation. C’est là que le bas blesse : l'empire ne peut accepter que des peuples en décident autrement de ce qu’il veut. Tous les moyens deviennent alors bons pour reprendre ce contrôle, surtout le mensonge, l’hypocrisie et la violence. Pas surprenant que la démocratie et la liberté deviennent des mots qui perdent tout leur sens lorsqu’ils se retrouvent dans la bouche de celui qui en est devenu le grand maître.


Cuba n’a pas tardé à donner une réplique aux propos de M. Bush. C’est le ministre des Relations extérieures de Cuba, Felipe Perez Roque, qui a répondu au nom de son gouvernement. Son intervention se trouve intégralement en français à l’adresse internet qui suit :


Il faut espérer que nos grands médias qui ont accordé beaucoup d’attention aux propos de M. Bush en feront tout autant pour ceux de M. Roque. La profession journalistique pour une information objective oblige. Elle est même partie de la démocratie et de la liberté.


Il est dommage, évidemment, que des gens de bonne foi se laissent encore convaincre par ce type de discours. Ce l’est encore davantage lorsque des gens de mauvaise foi en prennent prétexte pour mieux protéger leurs intérêts et se donner ainsi bonne conscience. Ils en deviennent alors complices.

Oscar Fortin
25 octobre 2007