PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

lundi 28 septembre 2009

APPEL URGENT À LA COMMUNAUTÉ INTERNATIIONALE DU PRÉSIDENT CONSTITUTIONNEL DU HONDURAS

Le temps des palabres et des condamnations n’a donné aucun résultat. Les putschistes s’en moquent éperdument. Ils agissent comme si une main invisible, puissante et influente, les soutenait et les encourageait dans leur aventure antidémocratique et criminelle. Ce matin, ils ont fermé les deux sources importantes d’information nationale et internationale, le Canal 36 et Radio Globo. Ils ont saccagé les locaux et rendu inopérants les équipements. De plus, un Décret vient tout juste d’être approuvé par le dictateur Michelletti, visant la suspension, pour une période de 45 jours, de tous les droits constitutionnels. Qu’attend donc la Communauté internationale pour agir autrement que par des déclarations dont se moquent éperdument les putschistes?

Le Président constitutionnel, actuellement logé à l’ambassade du Brésil, crie « au secours » à la communauté internationale pour qu’elle vienne déloger ces criminels qui oppriment sans retenue son peuple et bafoue comme il l’entend les droits constitutionnels et humains des honduriens et honduriennes. « Je demande à la communauté internationale qu’elle prenne les moyens contondants face à ce que Michelletti pourrait faire dans les heures qui viennent. » Pourquoi, les États-Unis et le Canada, si sensibles aux droits de la personne, à la liberté de presse et aux valeurs de la démocratie, se font si discrets? Faudra-t-il que Chavez et Lula, prennent l’initiative d’aller déloger ces putschistes et les principales têtes de l’armée qui ordonnent la répression du peuple et l’invasion de l’ambassde du Brésil? S’ils le font, bien que tout à fait conforme aux exigences du droit international, nous entendrons alors les cris de ces âmes bien pensantes dénoncer cette intervention et surtout les ambitions de Chavez d’imposer sa révolution à tous les pays de l’Amérique latine. On se gardera bien de les couvrir du chapeau de la « communauté internationale » comme aiment le faire les quelques pays de l’Otan lorsqu’ils s’adressent à l’Iran ou à leurs ennemis.

C’est le temps plus que jamais d’agir, les « loups » sont dans la bergerie et en voie d’imposer leur loi et de faire du peuple leur proie. Le temps des négociations est terminé. Il faut passer à l’action. Le peuple l’exige, le Président le demande.

Oscar Fortin
Québec, le 28 septembre 2009
http://humanisme.blogspot.com/

samedi 26 septembre 2009

INGRID BÉTANCOURT: UN TÉMOIGNAGE INACHEVÉ



Les Québécois et les Canadiens ont été bien attentifs au passage de cette femme qui ne laisse personne indifférent, quelque soit les idéologies, les appartenances politiques, les croyances religieuses. C’est donc avec beaucoup de respect et d’attention que j’ai suivi ses déplacements et sa participation aux diverses émissions de radio et de télévision. On l’a honorée à l’Assemblée Nationale du Québec tout comme à la Résidence officielle de la Gouverneure générale du Canada. Sa visite s’est terminée avec une émission spéciale de Radio-Canada, réalisée, pour la circonstance, dans le grand hall du complexe Desjardins.

Tout en reconnaissant la grande valeur de cette femme qui a tenu bon dans les épreuves de la vie tout comme dans les combats où l’ont conduite les idéaux de justice, d’honnêteté, de franchise, je me suis tout de même demandé d’où venait cette engouement de la part des gouvernements, de Radio-Canada et de Reporters sans frontière pour en faire une « icône ». Plutôt reconnue par son passé comme une personne de « gauche », voilà que la « droite » s’en empare pour en faire l’héroïne d’une histoire pas encore totalement déchiffrée. Que s’est-il donc passé entre le jour de son enlèvement par les Forces armées révolutionnaires de la Colombie (FARC) et celui de sa libération par l’armée colombienne? Il y a là une énigme qui n’a pas encore livré tous ses secrets. Personnellement, je crois profondément en la sincérité d’Ingrid Bétancourt qui a eu l’honnêteté de dire, lors de son passage à l’émission 24 heures en 60 minutes, qu’elle n’arrivait pas encore à dire ce qu’elle pensait vraiment, mais qu’elle y travaillait.

J’ai trouvé tout à fait normal qu’on l’interroge sur sa captivité dans la jungle colombienne, sur ses souffrances, ses angoisses, sa vie avec ses ravisseurs et les autres otages. Elle a parlé de la « loi de la jungle » que les animateurs de l’émission, par des interventions subtiles, ramenaient constamment aux militaires de la FARC, alors qu’elle l’étendait à tout le monde. Ce type de comportements, dit-elle, se retrouve également chez les otages eux-mêmes et dans les gouvernements qui s’alimentent de la corruption, de la tromperie, des privilèges consentis aux plus offrants et n’offrent guère d’espoir aux jeunes. Elle a eu des mots très forts sur les effets néfastes de l’humiliation que certains font subir aux autres. Cette méchanceté, cette haine, cette vengeance font oublier l’humanité des personnes qui en sont les victimes. Ces propos m’ont ramené l’image des deux membres des FARC, tabassés et neutralisés devant elle par les soldats de l’armée colombienne, image transmise la veille dans le cadre des Grands reportage de Radio-Canada, portant justement sur sa libération. À ce que je sache, ces deux membres des FARC, devenus à leur tour des otages, n’étaient pas armés. On dit même qu’ils auraient été complices de l’armée colombienne pour livrer les otages en échange d’une amnistie et de leur retour à la vie civile. Cette question n’est pas encore éclaircie. Ingrid Bétancourt pense que non alors que d’autres pensent que oui dont cet avocat colombien qui a témoigné dans le reportage de R.C. .

Ce « mode d’emploi » de l’armée colombienne pour libérer Ingrid et les deux otages américains n’était pas sans soulever la question sur l’avenir de la libération des centaines d’autres otages. Au moment où elle allait s’engager à émettre quelques commentaires sur le sujet, on l’a aussitôt orientée sur une autre question qui allait évidemment faire perdre le filon de la réflexion qui était alors amorcée. Il eût été intéressant que l’animatrice, Anne-Marie Dussault, laisse Ingrid Bétancourt poursuivre sa réponse ou sa réflexion sur le sujet. Personnellement, je vois mal une négociation entre deux adversaires dont l’un se moque éperdument de la parole donnée.

Avant la libération d’Ingrid Bétancourt, nous avions été témoins de libérations d’otages sous l’égide de la sénatrice Cordoba et du Président Chavez. Déjà, à ce moment, nous avions vu ce manque de fiabilité dans le comportement du Gouvernement colombien. On se souviendra que des preuves de vie de certains otages étaient alors attendues pour que le Président Chavez les remette lui-même au Président de la Colombie et à celui de la France où il était attendu. Or le porteur de ces preuves de vie, avait été arrêté et mis en prison par l’armée colombienne et les preuves en question avaient été retenues par le Gouvernement colombien sans que le Président Chavez en ait été avisé avant son départ pour la France. Chavez s’est donc retrouvé plutôt embarrassé par cette situation pour le moins incongrue.

Inutile de dire que le cas d’Ingrid Bétancourt a toujours été hautement politique et il eût été inconcevable pour le gouvernement de G.W. Bush et celui d’Uribe que sa libération et celle des otages américains soient réalisées grâce aux bons offices du Président Chavez, ennemi déclaré de Bush et peu courtisé par Uribe. Ce fut donc une période difficile pour les familles des otages placées dans cette guerre politique où les intérêts de ces derniers passaient avant ceux des otages. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre le bombardement en Équateur qui a éliminé le principal négociateur des FARC visant la libération d’Ingrid et d’autres otages. C’est également dans ce contexte qu’il faut comprendre la guerre verbale entre le Venezuela et la Colombie. C’est également dans ce contexte qu’a été préparée la mission colombienne de libération d’Ingrid et des deux otages américains. En utilisant l’insigne de la Croix rouge internationale, pratique qui va à l’encontre des ententes internationalises de Genève, et en revêtant les symboles de la télévision vénézuélienne, l’armé colombienne a évidemment trompé la vigilance des FARC. Par contre, le « fairplay » des échanges antérieurs n’était tout simplement plus au rendez-vous. Le jour où Ingrid Bétancourt arrivera à dire vraiment ce qu’elle pense, qu’elle saura toute la vérité sur la possible entente de l’armée avec les deux membres des FARC et qu’elle reverra le traitement infligé à ces derniers par l’armée colombienne, peut-être changera-t-elle d’idée sur la perfection de ce « mode d’emploi ».

J’ai été particulièrement ému par ces paroles d’Ingrid Bétancourt à un intervenant qui lui demandait si elle avait pardonné à ses geôliers : « j’ai pardonné à mes geôliers et je les aime. Je pense qu’on ne peut arriver à réconcilier les personnes et les groupes par la force des armes, mais en les aimant et en leur donnant l’opportunité de s’intégrer pleinement à la société. » Ces propos étaient tout indiqués pour ouvrir le débat sur ce qu’elle pensait des efforts déployés actuellement par la sénatrice Cordoba et d’autres intervenants pour la libération des otages restés prisonniers des FARC. Plus que tout, il eût été intéressant d’avoir son opinion sur l’approche très militarisée de l’actuel gouvernement qui veut en finir avec les FARC en les éliminant physiquement, sans égard pour les risques encourus par les otages. Elle n’aurait pas manqué, j’en suis assuré, de se dissocier de cette approche et de poser des questions sur la pertinence des sept bases militaires consenties à l’armée américaine sur le sol colombien. Une présence qui ne peut que faire monter la pression de la violence.

Sa foi, son humanisme, ses engagements en faveur d’une justice sociale toujours plus accessible aux laissés pour compte de la société de consommation en font une alliée inconditionnelle de l’approche conciliante de négociations politiques pour résoudre les problèmes de violence en Colombie. Si elle n’a pas eu l’opportunité de développer sa pensée sur ce sujet précis, elle s’est toutefois dite favorable à l’existence d’une véritable démocratie participative qui ouvre la démocratie représentative à une plus grande participation du peuple à l’exercice du pouvoir. À cette fin, elle ne voit aucune objection à ce qu’un Président puisse se présenter autant de fois qu’il le voudra. Ce sera toujours le peuple qui décidera de son sort. Elle est donc favorable à la tenue du référendum en Colombie. On se souviendra qu’un tel référendum avait fait crier bien du monde lorsque Chavez avait demandé la même chose au peuple vénézuélien. Une situation semblable se passe actuellement au Honduras, mais cette fois l’oligarchie et l’armée ont fait un coup d’état militaire contre le Président, Manuel Zelaya. Une simple consultation du peuple sans aucune implication légale a suffit pour que les dissidents prennent les armes et sortent du pays, manu militari, le Président élu par le peuple. Curieusement ceux qui ont honoré Ingrid Bétancourt de tous les honneurs sont les mêmes qui se font les plus discrets actuellement sur ce qui se passe au Honduras. Reporters sans frontière s’est gardé de condamner les atteintes aux droits de la liberté de presse et les atteintes aux droits humains de journalistes, de même que nos gouvernements et médias ont été plutôt silencieux sur les aspects pervers de ce coup d’état militaires et de ceux qui en sont les auteurs.

L’histoire de cette jeune femme, avec déjà tout un vécu, demeure une histoire à suivre. Je souhaite qu’elle retrouve pleinement sa liberté ainsi que la capacité d’exprimer vraiment ce qu’elle pense au plus intime d’elle-même. Comme elle l’a dit « elle y travaille fortement ». Ce jour nous voudrons te revoir Ingrid avec encore plus de vérité et de solidarité humaine.

Oscar Fortin
Québec, le 25 septembre 2009
http://humanisme.overblog.com/

mercredi 23 septembre 2009

LORSQUE L'INFORMATION DEVIENT INSIDIEUSE

À tous les médias du Québec

En tant que citoyen du Québec et du Canada, je m’interroge sur la qualité de l’information que nos médias transmettent, particulièrement en relation avec nos voisins de l’Amérique du Sud. Je voudrais illustrer mon propos avec un seul exemple qui dit assez bien l’approche qui inspire nos médias officiels.

Le 28 juin 2009, il y a eu un coup d’État civique-militaire qui a chassé du pays, par la force des armes, le Président constitutionnel du Honduras, Manuel Zelaya. Cette habitude de se débarrasser de Présidents dont les politiques ne cadrent pas avec les oligarchies nationales et internationales avait été délaissée depuis quelques années. Le développement de la conscience des peuples et la maturité des démocraties rendent de plus en plus difficiles pareils coups d’État. Le dernier à s’être produit fut celui du Venezuela, en 2002, et il ne dura que quelques heures.

Cette fois, la communauté latino-américaine s’est vite mobilisée pour condamner ce coup d’État et la communauté internationale a suivi en dénonçant fortement cette action. Tous s’accordèrent pour demander le retour immédiat du Président constitutionnel. Des mesures diplomatiques ont été prises pour indiquer clairement que la communauté internationale ne reconnaissait ni ne reconnaitrait le gouvernement de facto : les ambassadeurs ont été retirés des ambassades et les diplomates qui donnèrent leur soutien au coup d’état ont été dépouillés de leurs titres et privilèges diplomatiques. Le seul Président reconnu est Manuel Zelaya et il le sera jusqu’à ce jour.

Comment nos médias identifient-ils ce Président dans leurs communiqués de presse ou leurs commentaires ?

Ils le qualifient comme quelqu’un qui a perdu son rang de Président même si la communauté internationale a maintenu sa relation avec Manuel Zelaya comme le seul et unique Président du Honduras. Tous l’ont confirmé comme le Président constitutionnel du pays. Alors pourquoi dire qu’il a perdu son rang?

Ils le montrent également comme quelqu’un qui a perdu sa réputation. Comment peut-on dire cela au moment où, conformément à sa réputation, il se montre un homme de dialogue et de compromis pour en arriver à résoudre pacifiquement les problèmes soulevés par ce coup d’état civique-militaire. Il est allé le plus loin qu’un Président puisse aller pour résoudre le conflit. Il était disposé à signer l’accord de San José, rédigé sous les auspices du médiateur Oscar Arias. Cet accord devait lui permettre, à certaines conditions qu'il avait acceptées, de retourner dans le pays par des voies normales et de reprendre la direction du pays sans qu’il y ait un bain de sang. Les Putschistes n’ont jamais voulu signer cet accord. Manuel Zelaya était allé au bout du raisonnable comme homme de dialogue et comme pacifiste. En cela sa réputation en a gagné plusieurs à sa cause.

Enfin, ils le présentent comme quelqu’un qui a perdu sa dignité. Comment peut-on dire qu’il a perdu sa dignité alors qu’il n’a pas baissé les bras durant les 86 jours et plus que durent son exil et le vide constitutionnel du pays. Il est intervenu auprès de gouvernements, d’organismes régionaux et multilatéraux, il a sensibilisé l’opinion publique mondiale sur la situation que souffrait son peuple et demandé à plusieurs reprises au gouvernement des États-Unis de renforcer ses moyens de pression pour mettre fin à cette aventure soutenue par des oligarchies nationales et internationales. Il a finalement risqué sa propre vie en s’aventurant par ses propres moyens au cœur de la capitale hondurienne pour y rejoindre son peuple et participer directement à la réconciliation nationale. Est-ce là perdre sa dignité?

C’est en consultant le Petit Larousse au mot « déchu » que j’ai réalisé l’ampleur de la désinformation "insidieuse"à l’endroit du Président constitutionnel du Honduras. Que dit-il ?

« Déchu : qui a perdu son rang, sa réputation et sa dignité. »

Si vous lisez les journaux ou écoutez les nouvelles, vous réaliserez que l’on vous parle du Président déchu et non du Président constitutionnel. Pas surprenant que les québécois et québécoises soient si peu et si mal informés sur ce qui se passe en Amérique latine. En agissant ainsi nos médias apportent leur soutien aux putschistes du Honduras qui ont sabré dans la démocratie, celle-là même pour laquelle nous envoyons nos soldats combattre en Afghanistan.

De grâce ne prenez pas vos lecteurs et lectrices pour des imbéciles. Offrez leur une information qu’ils évalueront eux-mêmes.

Oscar Fortin

http://humanisme.overblog.com/

samedi 19 septembre 2009

LA FIN D'UN MONDE ET ÉMERGENCE D'UN NOUVEAU

Ce titre peut laisser entrevoir beaucoup de prétention de la part de celui qui l’écrit et signe. J’ai pourtant la conviction profonde qu’il n’est tout simplement plus possible que ce monde, fondé sur la puissance, l’avidité des plus forts, le mensonge, la manipulation des esprits, la corruption et, ajoutée à cela, l’insensibilité à l’endroit des immigrants, des laissés pour compte, des opprimés puissent survivre encore bien longtemps. Certains me diront peut-être que ce monde n’existe tout simplement pas. Allons voir!

Au moment d’écrire ces lignes il y a un empire qui domine et qui impose sa loi au-delà des lois que s’est données la communauté internationale. Cet empire fait et défait les gouvernements qu’il veut, il installe ses bases militaires partout où il parvient encore à acheter des gouvernements et des juges. Il fait condamner qui il veut comme ce fut le cas avec les cinq antiterroristes cubains retenus prisonniers depuis plus de 13 ans. Il garde en liberté les criminels et les terroristes qu’il veut comme c’est le cas, entre autres, avec l’anti-cubain Luis Posada Carriles, auteur d’un attentat à la bombe contre un avion cubain en 1976, faisant plus de 73 morts. Il peut entretenir des blocus commerciaux à volonté. C’est le cas avec le blocus contre Cuba qui perdure depuis plus de 50 ans et dont l’objectif initial est « de causer la faim, la souffrance et le désespoir du peuple cubain ». À ces maux s’ajoutent le fait de l’avoir privé de ressources financières qui atteignent présentement plus de 96 milliards $. Ce n’est pas rien pour un pays du Tiers-Monde. C’est ce même empire qui construit un mur entre le Mexique et les États-Unis pour empêcher l’immigration comme il le fait en Israël pour se protéger contre les palestiniens dont il occupe les terres. Mais là ne s’arrête pas sa tromperie. Il parvient à couvrir toutes ces actions criminelles en les couvrant du manteau de la justice, de l’aide humanitaire, de la démocratie, de la sécurité nationale et, comble de tout, des églises et de Dieu. Il est devenu maître dans l’art de convertir le vrai en faux, le faux en vrai, le mal en bien et le bien en mal. Il sait faire de Dieu un Diable et d’un Diable un Dieu.

Il y a quelque part un réveil, un réveil qui n’est pas le fait d’une simple brise qui passe mais d’un vent qui vient des profondeurs de l’humanité. Des prophètes et des leaders, portés par ce vent, surgissent de cette humanité, démasquent ces « maîtres du monde » et redonnent espoir aux exclus de la table des puissants. Ils sont évidemment diabolisés par les maîtres de l’empire qui utilisent toutes les ressources à leur disposition, médias, argent, églises, pour cacher au monde la façon nouvelle d’être et de gouverner. Tous les jours, les gens de bonne foi, peuvent constater, grâce à l’information alternative, jusqu’où peuvent aller le mensonge et la désinformation, le cynisme et la suffisance. Je ne donnerai qu’un exemple, celui qui vient tout juste de se produire en relation avec le Venezuela de Chavez. Il s’agit évidemment du Chavez « dictateur qui ne peut tolérer la liberté d’expression ». Vous pouvez lire la réponse que donne à ses détracteurs, un spécialiste des questions latino américaine et professeur à l’université de Paris. Je pourrais également référer à ce grand intellectuel étasunien, Noam Chomsky, qui reconnaît dans la montée de cette nouvelle société la naissance d’une nouvelle humanité.

Bien des analystes signalent la fin prochaine de ce monde fondé sur la puissance dominatrice et l’avidité sans fin de ceux qui s’en nourrissent. Il y a la crise économique qui en ébranle les fondations, mais aussi le réveil des peuples qui trouvent le courage de dire « c’est assez ». Pour ma part, en tant que croyant, je trouve une raison supplémentaire pour dire que la fin de ce monde est inéluctable. Je me permets de relever certains extraits, rarement relevés par les autorités religieuses, mais qui disent clairement que le Dieu d’Abraham et de Jésus de Nazareth ont les deux pieds sur terre.


Isaïe 1 :21 Comment est-elle devenue une prostituée, la cité fidèle ? Sion, pleine de droiture, où la justice habitait, et maintenant des assassins!

Is. 5 :8 Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison, qui joignent champ à champ jusqu'à ne plus laisser de place et rester seuls habitants au milieu du pays.

Is. 5 :20 Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres, qui font de l'amer le doux et du doux l'amer.

Is. 5 :23 Malheur à ceux qui acquittent le coupable pour un pot-de-vin, et refusent au juste la justice.

Is. 10 :1 Malheur à ceux qui décrètent des décrets d'iniquité, qui écrivent des rescrits d'oppression pour priver les faibles de justice et frustrer de leur droit les humbles de mon peuple, pour faire des veuves leur butin et dépouiller les orphelins.

Os.10 :13 Vous avez labouré la méchanceté, vous avez moissonné l'injustice, vous avez mangé le fruit du mensonge. Parce que tu t'es confié dans tes chars, dans la multitude de tes guerriers.

Hab. 2 :12 Malheur à qui bâtit une ville dans le sang et fonde une cité sur l'injustice !

Mt. 23 :23 Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui acquittez la dîme de la menthe, du fenouil et du cumin, après avoir négligé les points les plus graves de la Loi, la justice, la miséricorde et la bonne foi ; c'est ceci qu'il fallait pratiquer, sans négliger cela.

1 Jn. 3 :10 A ceci sont reconnaissables les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n'est pas de Dieu, ni celui qui n'aime pas son frère.

Is. 5 :24 Oui, comme la flamme dévore la paille, comme le foin s'enflamme et disparaît, leur racine ressemblera à de la pourriture, leur bourgeon sera emporté comme la poussière. Car ils ont rejeté la loi de Yahvé Sabaot, ils ont méprisé la parole du Saint d'Israël.

LE ROYAUME DE DIEU N’EST PAS DE CE MONDE « DE L’INJUSTICE » MAIS DE CELUI « DE LA JUSTICE »

Ps. 89 :15 Justice et Droit sont l'appui de ton trône, Amour et Vérité marchent devant ta face.

Jér. 22 :3 Ainsi parle Yahvé : Pratiquez le droit et la justice ; tirez l'exploité des mains de l'oppresseur ; l'étranger, l'orphelin et la veuve, ne les maltraitez pas, ne les outragez pas ; le sang innocent, ne le versez pas en ce lieu.

Siracide (Eccl.) 4 :9 Délivre l'opprimé des mains de l'oppresseur et ne sois pas lâche en rendant la justice. Sois pour les orphelins un père et comme un mari pour leurs mères. Et tu seras comme un fils du Très-Haut qui t'aimera plus que ne fait ta mère.

Mt. 5 :6 Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés

Mt. 5 :10 Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux.

Ce monde nouveau, cette humanité nouvelle, portée par les pauvres et les opprimés, prend forme sur cette terre d’Amérique. Des prophètes et des leaders profondément inspirés les accompagnent et les soutiennent dans cette naissance d’une humanité nouvelle. C’est le cas de Cuba avec son grand leader Fidel. Ce fut le cas du Chili avec Allende qui a fait une première brèche dans la démocratie hermétiquement contrôlée par les maîtres de l’empire. Ils ne tardèrent toutefois pas à sacrifier leur credo de la démocratie pour l’éliminer par les armes. C’est le cas du Venezuela avec ce leader providentiel qui s’impose comme le chef de file de cette nouvelle humanité qui se construit. C’est évidemment le cas de la Bolivie avec ce leader unique qu’est Evo Morales qui rappelle à tous les peuples la sagesse des civilisations millénaires qui habitaient ces terres. C’est également le cas de l’Équateur avec Rafael Correa, brillant économiste et présentement Président, pro tempore, de UNASUR, organisme régional regroupant l’ensemble des pays de l’Amérique du Sud. C’est aussi le cas du Nicaragua avec Daniel Ortega et ce le sera de plus en plus du Salvador avec son nouveau Président Mauricio Funes et du Paraguay avec Fernando Lugo. Au Honduras l’empire a chassé par les armes le président élu, Manuel Zelaya, mais le peuple qui résiste n’a pas encore dit son dernier mot.

Ce nouveau monde est celui qui se construit avec le Nazaréen et qui va dans le sens du royaume voulu par le Père. « Que ta volonté soit faite sur la terre » et c’est cette Volonté qui se réalise : la justice.

Lc. 1 :51 Il a déployé la force de son bras, il a dispersé les hommes au cœur superbe.
Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles,
Il a comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides.

Oscar Fortin
Québec, le 19 septembre 2009
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lundi 14 septembre 2009

LE MOULIN À PAROLES : UN MOMENT FORT DE LIBERTÉ


J’ai suivi, sur « fox », une grande partie des lectures de textes rappelant de grands moments de notre histoire comme peuple. Tous les textes en question, qu’on les aime ou pas, font partie de cette histoire et doivent être à la fois analysés à la lumière du contexte historique dans lesquels ils ont été écrits et appréciés en fonction des réalités dans lesquelles nous vivons. Cet exercice relève des auditeurs et auditrices. Il leur appartient de se faire un jugement et d’exprimer, le cas échéant, une opinion qui leur est personnelle. En ce sens, j’ai écouté chacun des textes, que ce soit ceux de Lord Durham, de Papineau, du FLQ, de Pierre Trudeau, de Robert Bourassa, de Félix Leclerc, de Gilles Vigneault et de tous les autres. En personne libre, je les ai reçus et appréciés selon mes connaissances, mes valeurs et mon jugement. Je n’accepte pas que d’autres décident pour moi ce que je dois entendre ou pas. Le temps des censures, s’il n’est pas encore complètement passé, n’est plus acceptable.

J’ai fort apprécié cette initiative du Moulin à paroles et j’espère que tous ceux et celles qui ont des choses à dire s’en inspirent. La présence de ces nombreux jeunes adultes m’a redonné espoir et j’ai cru y reconnaître la flamme d’un grand humanisme à la fois profondément enraciné dans l’identité du peuple québécois et largement ouvert et solidaire d’un monde multipolaire. Je crois que cette initiative constitue une brèche dans la machine de l’information qui choisit et décide pour nous ce que nous devons savoir et ne pas savoir. C’est sans doute plus sécurisant pour les meneurs du jeu. Mais cette fois le peuple fait entendre une voix et dit qu’il n’a pas abdiqué son devoir d’être bien présent dans les destinées de la nation québécoise. Nous savons que lorsque le « chat dort, les souris dansent». Eh bien! Si cet exercice du Moulin à paroles a réveillé quelque peu le chat qui dort en nous, tant mieux. Les souris n’auront qu’à bien se tenir.

Encore une fois toutes mes félicitations aux auteurs d’une telle initiative.

Oscar Fortin, citoyen du Québec et du monde

vendredi 11 septembre 2009

LES TERRORISTES: LE 11 SEPTEMBRE

Le 11 septembre semble être une date de choix pour les terroristes. Aujourd’hui, un 11 septembre, des manifestations se réalisent un peu partout dans le monde pour mettre en évidence tant les actes terroristes qui ont causé des dizaines, des centaines et des milliers de morts que ceux qui en ont été les auteurs. Les analystes essaient d’en décoder les principaux motifs, alors que les proches des victimes continuent de pleurer leurs disparus.

Le 11 septembre 2008, plus de 30 paysans ont été tués en Bolivie par des terroristes dont le principal objectif était de semer la terreur et de déstabiliser le gouvernement démocratique d’Evo Morales, ce PRÉSIDENT entièrement dédié aux intérêts et préoccupations de tout un peuple. Les oligarchies locales et les multinationales qui avaient l’habitude de se servir allègrement dans les richesses du pays et de dicter leurs volontés aux divers niveaux politiques, judiciaires et administratifs du gouvernement, se voient obligés de prendre en compte les exigences du BIEN COMMUN du peuple, lequel ne correspond pas à leurs propres intérêts. Ils se font donc les initiateurs d’actions terroristes qui visent à diviser le pays et à faire échouer le gouvernement dans ses politiques.

Les groupements paysans, les syndicats des travailleurs et de nombreux représentants de regroupements de citoyens se réunissent donc en ce jour mémorable pour y dévoiler une statue rappelant cet acte terroriste et les morts qu’il y a laissés. Ils accusent Leopoldo Fernandez, adversaire acharné d’Évo Morales, d’avoir provoqué cette « tuerie ». Ils rendent également complice Washington pour avoir financé des groupes criminels en lien direct avec ce dirigeant qui a ordonné ce massacre.

Le 11 septembre 2001, ce sont les tours du World Trade Center à New York qui sont la cible de terroriste, faisant plus de 3000 morts. Cette tragédie a bouleversé le monde entier et les médias nationaux et internationaux de tous les pays qui en assurent, chaque année, une couverture exceptionnelle. La version officielle sur ceux qui en sont les auteurs fait porter toute la responsabilité sur Al Qu’Aïda, sous l’autorité de Ben Laden. Depuis lors, bien des analystes mettent en doute cette version officielle et soulèvent de sérieuses questions, restées sans réponse.
Toujours est-il que l’évènement a donné lieu à des mesures exceptionnelles de contrôle des citoyens américains et étrangers. Plusieurs s’inquiètent du respect des droits rattachés à la vie privée. Cette tragédie a également permis les guerres d’invasion en Afghanistan et en Irak, bien que ce dernier pays n’ait été d’aucune manière impliqué dans les attentats de ce 11 septembre. C’est donc une histoire qui n’a pas encore révélé tous ses secrets. Des analyses sérieuses pointent du doigt d’autres intervenants étrangers à Al Qu’Aïda mais non à l’administration, alors au pouvoir et à certains alliés étrangers étroitement liés à cette administration.

Le 11 septembre 1973, cette fois au Chili, des avions militaires bombardent le Palais présidentiel de LA MONEDA pour y déloger ou tuer le Président Salvador Allende. Le peuple chilien se réveille en apprenant que l’armée, sous la direction du général Pinochet, vient de se substituer au Président légitiment élu par le peuple chilien à l’automne 1969. Nous savons depuis lors que Washington (Nixon, Kissinger), le Brésil, l’oligarchie interne du Chili, regroupée dans le mouvement Patrie et liberté, les forces armées du Chili sous les commandes du général Pinochet, ont été les artisans terroristes de ce coup d’État qui a fait des milliers de morts et des dizaines de milliers d’expatriés. Le journal Le Monde diplomatique rappelle, en cette date spéciale, ces évènements qui ne reçoivent pas la même couverture que celui du 11 septembre 2001, mais qui n’en sont pas moins le fait de terroristes peu soucieux de la vie humaine et du droit international. Les derniers mots d’Allende, transmis par Radio Magallanes du Palais présidentiel où il se trouvait, ont depuis lors fait le tour du monde plusieurs fois. Ils trouvent, 36 ans plus tard, un écho qui leur donne consistance dans une Amérique latine qui brise de plus en plus les chaines de sa dépendance.

« Ils vont sûrement faire taire Radio Magallanes et vous ne pourrez plus entendre le son métallique de ma voix tranquille. Peu importe, vous continuerez à m’écouter, je serai toujours près de vous, vous aurez au moins le souvenir d’un homme digne qui fut loyal avec la patrie. Le peuple doit se défendre et non pas se sacrifier, il ne doit pas se laisser exterminer et humilier. (…) Allez de l’avant, sachant que bientôt s’ouvriront de grandes avenues où passera l’homme libre pour construire une société meilleure. (…) Vive le Chili ! Vive le peuple ! Vive les travailleurs ! Ce sont mes dernières paroles, j’ai la certitude que le sacrifice ne sera pas vain et qu’au moins ce sera une punition morale pour la lâcheté et la trahison. »


Oscar Fortin,
Québec, le 11 septembre 2009