PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

mercredi 31 juillet 2013

LE PAPE FRANÇOIS AU BRÉSIL



MESSAGER ET TÉMOIN D’ÉVANGILE



Il ne fait aucun doute que ce pape, « de la fin du monde », apporte à travers sa personne, sa parole et sa façon d’être une ère nouvelle dans l’Église et dans le monde. Il s’affirme par son humilité et sa grande simplicité, mais aussi et surtout par cette foi si simple et transparente dans les Évangiles et en Jésus de Nazareth.

À travers internet, je l’ai suivi quelque peu au Brésil dans sa participation aux Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ). Il s’est révélé dans tout ce qu’il y a de plus simple et de plus authentique. Au sanctuaire de la Vierge d’Aparecida, il a lu cette prière dont je vous traduis un extrait :

« Mère Aparecida, un jour tu apportas ton fils au temple pour le consacrer au Père afin qu’il soit totalement disponible à sa mission. Amène-moi, aujourd’hui au même Père, consacre-moi à lui avec tout ce que je suis et avec tout ce que j’ai. »

Ce fut un moment fort, au début de ce voyage où des choses profondes se sont passées dans son cœur et dans son âme. Des larmes en exprimaient l’intensité et la luminosité. Ce fut comme un retour au don total de sa personne au Père et à sa mission de pasteur au service des hommes et des femmes de bonne volonté, tout particulièrement, des plus délaissés et démunis. Une liberté retrouvée qui l’immunise contre les influences indues en provenance des grands pouvoirs politiques, économiques et religieux qui dominent le monde. Cette liberté l’a accompagné tout au long de son voyage au Brésil.




Aux centaines de milliers de personnes réunies sur la plage de Copacabana, il a dit, entre autres choses, « lisez les Béatitudes et Mathieu 25 et vous n’aurez pas besoin de lire d’autres choses. » Une manière de dire que dans ces deux extraits du Nouveau Testament, tout y est pour comprendre le sens de la mission de Jésus dans le monde et celle qui doit donner un sens à chacune de nos vies.

Le passage des Béatitudes, également appelé « Le sermon sur la Montagne », nous parle de ceux que le Seigneur déclare « bienheureux » et de ceux qu’il déclare « malheureux ». Pour lire le récit qu’en donne Mathieu 5, 1-12, voir ici. Pour lire la version qu’en donne Luc, 12, 17-45, voir ce lien.

Il ne fait pas de doute que ce Sermon de Jésus, prononcé au début de sa mission, donne l’essentiel des nouveaux paradigmes qui s’imposeront à ce royaume qu’il vient annoncer et inaugurer en sa personne. Un royaume qui valorise les cœurs purs, se révélant sans arrières pensées, qui met en évidence les solidarités humaines à travers le partage, qui déclare bienheureux les persécutés pour la justice…

Le passage de Mathieu 25, nous parle des talents, de ceux et celles qui savent les développer, les mettre à profit, et de ceux qui n’osent rien de peur de tout. C’est également dans ce chapitre que l’on retrouve le récit du jugement dernier qui nous ramène aux réalités essentielles de ce royaume inauguré en Jésus. Cette intervention de Jésus sur les talents et le jugement dernier se présente à la fin de sa mission, quelques semaines à peine avant son arrestation, ses tortures et sa mise à mort.

C’est donc avec ces pensées que le pape François a traversé ces foules en les invitant à s’engager, à ne pas avoir peur, à se manifester et à ne pas craindre de déranger et de susciter des débats, non seulement dans la société, mais aussi et surtout, dans l’Église elle-même. Il faut sortir d’une léthargie conformiste pour redonner vie au message de Jésus dans nos vies et dans l’Église et dans la société.

À ses évêques et à ses prêtres, il leur a demandé de sortir de leurs églises et d’aller dans les rues à la rencontre des pauvres, des démunis, des drogués, des mal-aimés. Il leur a dit qu’il souhaitait des évêques moins portés sur le pouvoir et les principes et plus amants de la pauvreté et de solidarité avec ces derniers.

Aux responsables politiques, il leur a rappelé l’importance de tout faire pour répondre prioritairement aux impératifs du Bien commun, de lutter contre la corruption et les abus de pouvoir, de résoudre les problèmes, non pas par la répression et les guerres, mais par le dialogue.



Sur l’avion de retour, il a accordé une conférence de presse aux nombreux journalistes qui l’ont accompagné tout au long de ce voyage. Je vous réfère à cette conférence.

Il parle normalement, sans langue de bois, disant les choses comme elles lui viennent à l’esprit. Pas de secrets, pas de mystères, il appelle les choses par leur nom, se comportant en tout comme un « humain ». « Qui suis-je pour juger? » Voilà une déclaration du pape qui n’a pas fini de faire parler. Ne nousa-t-on pas enseigné qu’un pape est infaillible, qu’il sait tout, peut tout ?

Avec François, le pape est redevenu un simple humain, successeur d’un Pierre qui n’a pas manqué de mettre les pieds dans les plats à plusieurs reprises. Ce fut, entre autres, le cas lorsqu’il a voulu empêcher Jésus à aller à Jérusalem pour y être arrêté, jugé et mis à mort. « Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : «  Dieu t'en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t'arrivera point !» Jésus, de lui répondre : « Passe derrière moi, Satan ! tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! » (Mt. 16, 22-23) Cest également ce même Pierre qui reniera à trois reprises Jésus.

Que conclure de ce premier voyage du pape François au Brésil ? Là, plus quailleurs, il a mis en évidence que ce qui lui importait le plus étaient lenseignement de Jésus à travers les Évangiles ainsi que  son témoignage de vie. Linstitution ecclésiale avec ses doctrines millénaires et sa morale passe au second plan. Autant on disait par le passé dun prêtre, dun évêque, dun cardinal et même dun pape quils étaient des « hommes d’Église » autant, aujourdhui, on peut dire du pape François quil est un « homme d’Évangile ».






« Il se fera dans les derniers jours, dit le Seigneur, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair. Alors vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards des songes. » Act. 2,17

Oscar Fortin
Québec, 31 juillet 2013

jeudi 25 juillet 2013

DIEU S’ADRESSE AU MAIRE JEAN TREMBLAY





Les rumeurs veulent que Dieu ne soit pas très content de ce qu’il voit et de ce qu’il entend de la part de celui qui, pourtant, n’a négligé aucun moyen pour défendre la prière et le crucifix dans les locaux de sa municipalité. Ce combat, qu’il a mené jusqu’en Cour suprême, lui mérita la réputation d’un croyant qui n’a pas froid aux yeux et dont les convictions sont un exemple pour tous les catholiques.

Dieu, en ces derniers jours, n’en dérougit pas contre son maire et il a tenu à le lui faire savoir à travers un songe dont il m’a été donné d’être témoin.

C’est la nuit. Tout est silencieux dans la chambre de Jean, le maire, qui rêve en ce moment précis aux drones militaires et à toute cette industrie des armements dont son Royaume pourrait devenir le centre de production. Évidemment, beaucoup d’emplois, de l’argent en abondance et des centres de développement technologique toujours plus sophistiqués. À peine voyait-il son Royaume comme un véritable centre international de tous les armements de guerre, nouvelle génération, qu’une voix, venant d’un au-delà lointain, le sortit de son rêve :

« Jean, Jean, qu’es-tu en train de fomenter? Comment peux-tu te présenter comme un de mes fils fidèles et t’adonner ainsi à construire des armes qui vont tuer tes frères et tes sœurs qui sont tout autant pour moi, mes enfants?

Mais Seigneur… tenta de répliquer Jean sans pouvoir aller plus loin, Dieu lui coupant la parole. “Non, cette fois, écoute-moi jusqu’à la fin. Après tu pourras me dire ce que tu veux.”

“Comment peux-tu dire tous les jours cette prière du NOTRE PÈRE, faisant de tous les humains de la terre tes frères et des sœurs ayant un même et unique Père céleste, tout en te faisant l’apôtre des armements militaires et par là, des guerres qui vont semer la mort d’hommes, de femmes et d’enfants par centaines de millions? À quel royaume te consacres-tu? Est-ce au royaume des riches et des puissants qui s’enrichissent des richesses des pauvres? N’as-tu pas lu dans les Évangiles que mon royaume ne peut se conquérir par les armes, mais par la justice, la vérité, la solidarité, la compassion, l’amour, le partage?

Que vont penser les incroyants de ta foi et les croyants, attachés aux valeurs évangéliques du royaume et à mon fils bien-aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances? Ne diront-ils pas que la foi de maire Jean Tremblay lui sert de tribune politique lorsque cela lui convient, mais qu’elle n’a guère d’influence dans ses décisions politiques? Ils diront que lui importent peu les morts qui résulteront de l’usage de toutes ces armes.

Tu sais depuis longtemps qu’on ne peut pas servir deux maîtres, qu’on ne peut pas les aimer les deux à la fois. Tu sais ça, n’est-ce pas?

Ne m’arrive pas avec le discours classique que ça va créer des emplois, que les gens vont gagner plus d’argent, que ton royaume du Saguenay va devenir le royaume recherché par des gens venant de partout à travers le monde. Un tel argument ne peut que te condamner encore davantage.

Comment ramener le royaume inauguré en mon fils, fondé sur la justice, la vérité, la solidarité, la compassion avec ce royaume terrestre, fondé sur l’avoir, le pouvoir, le paraître et la production d’armements destinés à tuer d’autres humains qui sont tes frères?

Jean, tu es un contresigne et non un témoin de ce que je suis et de ce qu’est mon royaume. Ton zèle pour défendre la prière et le crucifix perd toute crédibilité. Comment continuer à en avoir avec ce que tu manigances?  Les gens voient plus clair de ce que tu penses. Ils ne se laisseront pas berner indéfiniment.

Toutefois, mes bras te sont toujours ouverts pour t’accueillir de nouveau, cette fois comme un enfant repentant et  décidé à dénoncer et à mettre un terme à ces folies guerrières.

Livre ce combat avec autant de zèle que tu en as mis pour défendre la prière et le crucifix et alors je témoignerai pour toi. Tu y retrouveras une crédibilité cent fois plus grande que l’antérieure. Autrement tu seras et demeureras au nombre des sépulcres blanchis dont l’intérieur est rempli d’os et de pourriture. 

Maintenant, je te laisse la parole.”

Jean ne trouva pas les mots et n’eut que ce cris de l’âme “Seigneur, Seigneur !” sur ça il s’éveilla tout troublé sans savoir où donner la tête. »

En complément à ce récit, créé de toutes pièces, en fonction, toutefois, de certaines réalités, je vous joins  un texte de Sylvain Boucher qui rejoint parfaitement cette réflexion.


Oscar Fortin
Québec, le 25 juillet 2013



mardi 23 juillet 2013

L’AMÉRIQUE LATINE À LA CROISÉE DES CHEMINS (Venezuela)


LE VENEZUELA




Lorsqu’Hugo Chavez a fait cet aller-retour Havane-Caracas-Havane, en décembre 2012, il savait que ses jours étaient comptés et que le temps était venu, pour lui, d’assurer sa succession. Il venait de remporter une éclatante victoire, le 7 octobre 2012, pour un nouveau mandat de 6 ans au service de son peuple à travers le socialisme du XXIe s.

Tout au long de la campagne électorale, il fut question de ce socialisme à construire au jour le jour. Le programme électoral, diffusé à l’échelle nationale, en développa les grandes orientations et en précisa les fondements. Dans son introduction, on peut y lire ce qui suit :

« le socialisme bolivarien du XXI° siècle comprend cinq grands objectifs historiques, à savoir :

I – Défendre, étendre et consolider le bien le plus précieux que nous ayons reconquis depuis 200 ans, l'Indépendance nationale.

II – continuer à construire le socialisme bolivarien du XXI° siècle au Venezuela comme alternative au système destructeur et sauvage du capitalisme et ainsi, assurer la « plus grande sécurité sociale possible, la plus grande stabilité politique et le plus grand bonheur » pour notre peuple.

III – Transformer le Venezuela en une puissance du point de vue social, économique et politique, à l'intérieur de la Grande Puissance naissante de l'Amérique latine et des Caraïbes qui garantisse la création d'une zone de paix dans Notre Amérique.

 IV – Contribuer au développement d'une nouvelle Géopolitique internationale dans laquelle prenne corps un monde multipolaire à plusieurs centres qui permettent d'atteindre l'équilibre de l'Univers et de garantir la Paix planétaire.

V – Préserver la vie sur la planète et sauver l'espèce humaine… 

Le peuple vénézuélien appuya cette orientation  en votant à 55,26% pour le candidat Chavez. Le taux de participation fut supérieur à 80 %. Sa mort créa un vide immense et donna lieu à une manifestation populaire, jamais vu dans l’histoire de l’Amérique latine et sans doute du monde entier. Des millions de personnes défilèrent, jours et nuits, pendant plus de trois jours devant son cercueil, exprimant leur amour pour cet homme qui avait tout donné pour son peuple.

NICOLAS MADURO LE DAUPHIN ET SUCCESSEUR DE CHAVEZ

Il est présenté comme faisant partie de l'aile modérée du PSUV. Hugo Chávez le décrit comme « un révolutionnaire à part entière avec sa main ferme, avec sa vision, avec son cœur d’homme du peuple, avec son talent avec les gens, avec la reconnaissance internationale qu’il s’est acquise, c’est l’un des jeunes dirigeants ayant les meilleures capacités » ainsi qu'« un homme plein d’expérience malgré sa jeunesse ».







Ce choix de Chavez ne repose pas sur un coup de cœur spontané, mais sur une connaissance de longue date de l’homme, du militant et du combattant. Ce syndicaliste, chauffeur d’autobus, est à l’œuvre révolutionnaire depuis son plus jeune âge. Déjà, dans les années 1970, il militait comme leader étudiant. Il avait à peine trente ans lorsqu’il syndique les travailleurs du Métro de Caracas. En 1992, Il était de la rébellion, menée par Chavez pour renverser le gouvernement fasciste. En 1996, il se joint de nouveau à Chavez pour la formation d’un nouveau parti politique, le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) et pour la préparation des élections de 1998.

Il participa en 1999 à la rédaction de la nouvelle constitution, fut député, présida, en 2005, l’ l’Assemblée nationale avant de devenir, à partir de 2006, ministre des Relations internationales. Chavez le nomma, en décembre 2012, Vice-président.

Tout au long de ces années, comme ministre des Relations internationales, il a passé des jours et des semaines en compagnie de Chavez, que ce soit dans l’avion présidentiel ou dans les chambres d’hôtel, lors des missions à l’étranger. Ils ont construit ensemble les bases de ces relations internationales que le Venezuela a développées tout au long des sept dernières années.

NICOLAS MADURO AUX COMMANDES DE LA RÉVOLUTION BOLIVARIENNE

 Depuis son élection comme président du Venezuela, Nicolas Maduro se révèle de plus en plus comme un pragmatique, profondément déterminé à réaliser les grandes missions, élaborées par Hugo Chavez. Il s’est également engagé à vaincre la corruption, à mettre un terme à la criminalité et à soumettre aux lois constitutionnelles les forces terroristes et fascistes dont l’objectif est le renversement du gouvernement. Dans ce dernier cas, plusieurs sont mis au banc des accusés, soit pour corruption, soit pour mal versassions de biens publics ou de crimes commis contre des personnes ou des institutions oeuvrant au service du bien commun.

Dès son arrivée au pouvoir, il a mis en marche le gouvernement de rue, sillonnant, semaine après semaine, les rues des 23 États. Un moment unique pour prendre contact avec les populations locales, les organisations sociales et, ainsi, sensibiliser ses ministres et le gouvernement aux problèmes rencontrés par ces populations. Des rencontres qui ont conduit à prendre des décisions conjointes sur des projets concrets.

Des projets de plus d’un milliard de dollars ont été retenus et, pour lesquels, les argents ont été retenus. Pour avoir un regard rétrospectif sur toute cette période, je vous invite à lire cet excellent article.

À ce programme de gouvernement de rue, le président Maduro a lancé le programme « pays sécuritaire » dont l’objectif est de s’attaquer à la criminalité. Ce programme met à contribution les forces de l’armée, celles de la police et des brigades de citoyens formés à cette fin. À ce jour, dans certaines régions les homicides ont diminué de plus de 56%. Il s’agit d’une opération de ratissage systématique de toutes les zones plus sensibles à la criminalité, à la violence, à la corruption.

À ces nombreuses initiatives à l’interne s’ajoutent toutes celles à l’internationale. Dans ce milieu, Nicolas Maduro n’est pas un inconnu. Il a été un acteur important à la consolidation des principaux organismes d’intégration des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes. Il le fut de façon particulière pour la création de l’ALBA, véritable alternative au traité de libre-échange nord-américain et de CELAC, premier regroupement de tous les pays de l’Amérique latine et des Caraïbes, sans la présence des États-Unis et du Canada, son petit caniche.

En ce début de juillet, le Venezuela vient de prendre la présidence protemporelle de MERCOSUR, organisme d’intégration économique du Brésil, le l’Argentine, d’Uruguay , du Venezuela et du Paraguay, actuellement exclu depuis le coup d’État qui a destitué le président légitime, Fernando Lugo. 

L’Équateur et la Bolivie participent à ces rencontres comme invités et, dans les deux cas, ils ont manifesté leur intérêt d’intégrer le MERCOSUR comme membres à part entière.

Cette présence du Venezuela dans ces organismes régionaux s’étend également à UNASUR. On se souviendra de la mobilisation des membres de cet organisme pour défendre la victoire électorale de Nicolas Maduro comme nouveau Président du Venezuela. Il en fut de même tout récemment avec le comportement inadmissible des quatre pays européens (France, Portugal, Italie et Espagne) qui mirent la vie du Président bolivien en danger, lui refusant d’atterrir sur leur territoire pour du ravitaillement en essence.

Ces organismes régionaux sont devenus l’épine dans le pied de l’Empire et des oligarchies fascistes qui ne déragent pas d’avoir perdu leur pouvoir de domination et les richesses dans un certain nombre de ces pays dont l’influence voit croissante.

À cette présence régionale, il faut ajouter cette visite toute récente du président Maduro au pape François ainsi que celles réalisées en Europe, particulièrement l’Italie, la France et la Russie.

L’OPPOSITION À NICOLAS MADURO

De toute évidence, Nicolas Maduro est l’homme à abattre. Ce fut le cas avant la mort de Chavez, ce fut le cas pendant sa vice-présidence et c’est toujours le cas depuis qu’il est président.

Les campagnes de désinformation opèrent sur tous les fronts, les initiatives de subversions et de divisions se multiplient.

Ce qui s’est passé, récemment, avec la Colombie (réception par le président Santos du candidat perdant de l’élection présidentielle, Capriles,) n’est pas étranger à ces efforts pour briser l’unité latino-américaine et de créer un conflit avec le Venezuela. Le problème n’est pas dans le fait de recevoir Capriles, le candidat perdant, mais de recevoir un candidat perdant qui refuse de reconnaître les résultats officiels de l’élection et qui a généré, suite à cette élection, des mouvements de protestations qui ont fait plus de 11 morts ainsi que plusieurs blessés, sans compter les dommages matériels à plusieurs édifices de services communautaires.

Ce geste du président Santos venait saper à sa base les liens de confiance qui rendaient possible une coopération entre les deux pays. Le président Maduro a clairement fait comprendre à son collègue colombien qu’il ne saurait poursuivre une telle coopération sans qu’il y ait une clarification de cette initiative présidentielle colombienne.

Ce sera grâce aux bons offices de Lula, puis de Correa et d’autres membres de la communauté latino-américaine, que les deux pays en arriveront à renouer leurs relations. Ce fut, suite à une rencontre entre les deux présidents, le 22 juillet dernier, que les bases pour de nouvelles relations ont été établies et acceptées. Surtout pour les photos de cette rencontre voir ici.

Une victoire contre les forces de division régionale et locale.

CONCLUSION

Il est de plus en plus évident pour l’opposition impériale et oligarchique que leur retour au pouvoir au Venezuela ne pourra se réaliser par la voie démocratique.

D’abord, le système électoral, l’un des plus perfectionné au monde, ne leur laisse aucune marge de manœuvre pour corrompre ou tricher l’électorat. En second lieu, la grande majorité de la population, plus consciente et plus impliquée dans la vie politique, se joint à cette révolution bolivarienne dont Chavez demeure toujours l’inspiration et le grand leader. Chavez, plus que jamais est présent dans l’esprit et le cœur des Vénézuéliens et des Vénézuéliennes. Nicolas Maduro est celui qui lui donne consistance et réalité.

Également, il faut noter que Nicolas Maduro ne manifeste aucune crainte devant les menaces d’invasion, d’homicide ou de tout autre nature. Devant le cas du jeune Knowden, il n’a pas plié les genoux devant les pressions de Washington. Devant les dernières déclarations de la représentante des États-Unis aux Nations Unies, parlant du Venezuela comme d’une terre où règnent les persécutions politiques, il a aussitôt mis fin aux négociations pour le rétablissement des relations entre les deux pays, décidés deux mois plus tôt avec le nouveau secrétaire d’État des États-Unis, John Kerry. Il a d’ailleurs exigé que Washington s’explique.

Il a demandé comment un pays comme les Etats-Unis qui a une prison à Guantanamo, la prison de la honte, qui poursuit comme un criminel un jeune étasunien qui a eu le courage de dénoncer la grande tricherie allant tout autant contre la constitution des Etats-Unis que du droit international et des droits de la personne, peut se présenter comme une référence crédible pour juger les autres?

Il a dit à qui voulait l’entendre, que dans ce type d’interventions dans les affaires intérieures du pays, c’était tolérance zéro.

Je crois que le peuple vénézuélien va sortir vainqueur de ce bras de fer avec l’oligarchie fasciste et l’empire. Maduro n’en est pas à son premier combat et il a pour lui la Constitution, la loi à faire respecter et surtout, la détermination à poursuivre l’oeuvre de Chavez. Sa visite à Rome a permis de refroidir quelque peu les solidarités de l’épiscopat avec les forces de l’opposition.

Il faut toujours se rappeler qu’aucun coup d’État en Amérique latine ne saurait être possible sans la complicité de l’Église catholique. Cette dernière, avec l’arrivée du pape François, devient de plus en plus difficile. Tout n’est pas gagné, mais l’horizon d’un jour nouveau s’impose de plus en plus.

Une histoire à suivre

Oscar Fortin
Québec, le 23 juillet 2013