PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

dimanche 22 juin 2014

Le pape François au coeur de la tourmente






De son Argentine natale, le pape François s’est retrouvé du jour au lendemain, il y a un peu plus d’une année, à la tête d’un État, l’État du Vatican, et à la tête d’une Église, toujours prisonnière d’une Institution ecclésiale encore profondément marquée par ses alliances impériales et les doctrines qui en surgissent. Les scandales de toute nature franchissaient la barrière du secret pour rejoindre les grands réseaux de communication. Les crimes financiers et sexuels s’étalèrent devant une opinion publique toujours plus surprise et scandalisée que de tels méfaits puissent exister dans une institution qui se présente comme la caution morale de l’Humanité.

Jorge Bergoglio sortit de la chapelle Sixtine avec le nom de François, cet homme à qui le Jésus des Évangiles avait demandé par des voies mystiques de rebâtir son Église. C’est en étant pauvre avec les plus pauvres que ce François du Moyen Âge rappela aux Princes d’une Église, envoûtée par les honneurs et les richesses de ce monde, que le Ressuscité les attendait, dépouillés de leurs grandeurs et de leurs richesses, là où sont les plus pauvres et laissés pour compte.

 En choisissant le nom de François, le nouveau pape donnait le ton et le sens de sa mission tout autant  comme chef d’État que comme pasteur universel de l’Église.

Il s’est attelé à la tâche avec foi, humilité et un grand détachement de tout ce qui représente pouvoir, honneur et prestige. Il fait de Jésus de Nazareth, le ressuscité, le fondement de son être et des Évangiles la source première la source première de son enseignement. Il assume sans artifice sa condition de pécheur qui en fait un être fragile, mais aussi profondément humain. Son témoignage de vie donne à sa parole la crédibilité d’un pasteur humblement au service des Évangiles et des humbles de la terre.

Dans une entrevue qu’il accordait à un collègue jésuite, il se définissait lui-même comme quelqu’un d rusé, qui sait manoeuvrer, mais aussi comme quelqu’un d’ingénu et, plus que tout, pécheur. Il est fort probable que chacune de ces caractéristiques ait été à l’origine du choix de ses collaborateurs les plus rapprochés. Des interrogations surgissent lorsque nous regardons le profil de certaines de ces nominations avec ce grand objectif de rebâtir l’Église. Force est de reconnaître que le profil premier des personnes choisies n’est pas de nature à inspirer les grandes transformations qu’il s’apprête à réaliser. Un grand nombre de ceux qui ont accédé à des postes reliés à la réforme de la Curie romaine et de l’Institut des oeuvres pontificales (Banque du Vatican) viennent de l’Opus Dei en sont des amis rapprochés. On ne peut pas dire qu’il s’agit de l’organisation le plus d’avant-garde de l’Église. Pour le moment Il n’y a pas de véritables visages nouveaux qui émergent au niveau de la Curie romaine et qui marquent par leur vie et leurs engagements la voie pour retrouver une Église soutenue par l’Esprit de Jésus et les Évangiles. La grande majorité de ces nominations vont plus dans le sens de la continuité que dans celui de la transformation. Nous n’en sommes pas encore à une véritable conversion.

Je me permets de signaler, entre autres, le cardinal Oscar Andrés Rodriguez Maradiaga du Honduras, nommé à la tête du G8, ce comité de huit cardinaux formé pour conseiller le pape sur la réforme de la Curie romaine. Il est le cardinal qui a soutenu le coup d’État militaire au Honduras, en 2009, chassant du pouvoir par les armes le président légitimement élu, Manuel Zelaya. Il est un personnage proche de l’Opus Dei et de Washington ainsi que des politiques interventionnistes de ce dernier en Amérique latine. Une nomination qui fut loin de donner une espérance au Continent latino-américain qui compte le plus de catholiques et d’où émergent des peuples et des gouvernements toujours plus indépendants économiquement et politiquement.

Il en va un peu de même avec la nomination de Pietro Parolin comme Secrétaire d’État du Vatican. Nonce apostolique au Venezuela, de 2008 à 2013, proche de l’Opus Dei, il n’était pas de nature à ouvrir une brèche dans les interventions des cupules épiscopales et de l’État du Vatican en Amérique latine et dans le monde. Nous connaissons particulièrement l’interventionnisme de la cupule épiscopale vénézuélienne contre la révolution bolivarienne et le rôle joué par celle-ci dans les tentatives de coups d’État contre Chavez et maintenant contre Maduro.

Sans faire le tour de toutes les nominations, j’ajouterai la confirmation dans ses fonctions du cardinal Marc Ouellet, nommé par son prédécesseur à la tête du Secrétariat d’État pour les évêques. Le choix des évêques est fondamental pour assurer la continuité des orientations idéologiques et doctrinales de l’institution ecclésiale. Déjà nous savons que la majorité des évêques en fonction dans le monde ont été choisis sous le règne du pape Jean-Paul II et de Benoît XVI.  Ils répondent à un formatage d’une Église conforme aux visions de ces deux papes qui ont fait la guerre aux théologiens de la libération et qui ont couvert, par leur silence, l’Église des scandales qui la rongeaient. Le fait de maintenir le cardinal Marc Ouellet à la  tête du Secrétariat d’État pour la sélection et la nomination des évêques, le papa François donne ainsi son aval à ce que ces nominations se réalisent avec le même formatage. Même si certaines directives ont été données pour des pasteurs proches des pauvres, la tendance déjà prises ne pourra que se poursuivre. On ne fait pas du neuf avec du vieux.

Le pape se retrouve pratiquement seul dans son entourage immédiat à promouvoir et à témoigner d’une Église ouverte aux périphéries tout en faisant prendre conscience que tous et toutes « nous sommes Église ». Cette dernière n’est pas l’affaire d’une institution ni d’une hiérarchie ecclésiale, mais d’une communauté de baptisés engagés et vivant de la foi et de l’Esprit de Jésus.

Il y a d’une part son engagement personnel, les gestes qu’il pose, les paroles qu’il prêche, ces millions de gens qui se reconnaissent en lui et, d’autre part, ceux qui poursuivent dans la continuité leurs engagement traditionnels au service d’une Institution ecclésiale hiérarchisée, préoccupée avant tout de doctrine et de droit canon. Les collaborateurs que sont les évêques et les cardinaux laissent le pape François avec ses homélies à Santa Marta et ses choix de vie personnelle sans toutefois mettre la main à la barre des changements profonds qu’il réclame. Pas surprenant qu’il se retrouve souvent seul à l’intérieur de l’Institution et parfois la cible de critiques acerbes. S’il est à la fois astucieux et naïf, il faut dire que la frontière entre les deux est parfois très proche. Déjà nous pouvons poser un certain nombre de questions.

Quel support reçoit-il de l’ensemble des épiscopats du monde? Quelle place ont-ils accordée et accordent-ils à son Exhortation apostolique Evangelii Gaudium? Combien de ces évêques avec leur clergé ont diffusé largement dans leur diocèse les enseignements de cette exhortation apostolique? Combien de ceux-ci se sont activés pour mobiliser leur communauté chrétienne en faveur de la paix lorsque le pape fit un appel solennel de prière pour la paix en Syrie? Quelle place ces évêques ont-ils laissée aux catholiques de leur diocèse respectif pour faire connaître et discuter le questionnement du pape sur la famille ?  Quels efforts ont-ils déployés pour diffuser le plus largement possible ce questionnement et en respecter l’intégralité des réponses apportées?

Si certains diocèses se font un devoir de donner suite aux demandes du pape et à ses exhortations d’autres font plus souvent que moins la sourde oreille. Ils s’en tiennent à certains changements cosmétiques dans les attitudes et comportements, mais rien de radical ni de profond. Ils continuent à se comporter comme si l’Institution à laquelle les rattachent leurs fonctions étaient l’Église, celle qui sait et qui décide de tout et non, comme le dit à maintes reprises le pape François, d’humbles pasteurs, dépouillés de tout apparat, de retour auprès des pauvres pour servir et accompagner humblement les hommes et les femmes de notre temps. Des pasteurs qui portent en eux l’odeur des brebis avec qui ils sont et vivent. Des pasteurs témoins de la  miséricorde et de la douceur de Jésus pour  les hommes et les femmes de notre temps.

Si le pape François ne reçoit pas tout le soutien souhaité auprès des évêques et cardinaux, il le trouve par contre amplement auprès des catholiques, chrétiens et laïcs du monde. La flamme qu’il porte en lui est de nature à rejoindre au-delà les murailles institutionnelles et doctrinales des centaines de millions de personnes dans le monde. Ils sont de ceux qui élèvent la voix pour proclamer qu’ils sont Église et auxquels s’associe le pape François..

Comme un vase d’argile, le pape François porte en lui la flamme capable d’enflammer par son intérieur l’humanité entière. Elle est cette conscience pouvant donner vie à une Humanité nouvelle. Je crois en cet homme qui vit et dit vrai. Il est temps que les Évêques donnent la parole à tous les croyants et croyantes et qu’il y ait des plateformes libres de tout contrôle institutionnel  qui favorisent cette prise de parole. Pour le moment la structure hiérarchique avec ses principaux acteurs gardent le plein contrôle des forums qui peuvent exister. Il est plus que temps qu’ils réalisent que l’Église c’est nous tous et toutes. Le « NOUS SOMMES ÉGLISE » doit s’imposer et devenir l’exclamation de joie de toutes les personnes de bonne volonté.

Oscar Fortin
Le 21 juin 2014

http://humanisme.blogspot.com









mercredi 18 juin 2014

Qui sont ceux derrière la Cour Pénale Internationale (CPI)




Lors de mes lectures quotidiennes des informations internationales, je me suis arrêté ce matin sur la mise en examen par la CPI de l’ex-président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, pour s’être fermement opposé à ceux qui ne reconnaissaient pas la décision du Conseil Constitutionnel de l’État ivoirien. Il est détenu de façon arbitraire depuis plus de 1180 jours.

L’article en question qui rappelle le cas de l’ex-président Laurent Gbagbo relève le caractère arbitraire de cette Cour internationale qui n’a d’yeux que pour certains dirigeants et non pour d’autres. Une lecture de l’article mérite le détour.

En poursuivant mes lectures sur les nouvelles internationales je me retrouve avec une vidéo qui présente les dessous de la Cour pénale internationale (CPI). J’ai pensé que vous y trouveriez autant d’intérêt que j’en ai trouvé moi-même.


Encore une fois, nous nous retrouvons avec un organisme qui, tout en se présentant au monde comme référence crédible pour défendre la justice  de façon indépendante et sans compromis, s’avère être une autre de ces marionnettes qui obéit aux grands et aux puissants de ce monde.

Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur ce personnage charismatique et visionnaire pour une Afrique nouvelle peuvent aller ici.

Ce qu'on a pu faire avec des armes contre Kadhafi pour briser son influence sur l'Afrique on tente de le faire contre Laurent Gbabo avec une Cour du justice asservie aux puissances de l'Occident.

Lorsque la vérité devient liberté, les tricheurs et manipulateurs se retrouvent prisonniers de leurs tricheries.


Oscar Fortin
Le 18 juin 2014



mardi 17 juin 2014

Nous vivons au coeur d'un enfer qui n'en a pas l'air



Mammon le père du mensonge et de l'argent en est le maitre



Tous les matins, lorsque je le peux, je fais le tour de la presse nationale et internationale à travers les principaux sites d’information alternative. Cette information qui ne ressort pas dans nos médias officiels que sont nos journaux, les bulletins de nouvelles nationales et internationales et  les documentaires télévisuelles qui les accompagnent. Ces réseaux bien rodés travaillent tous dans une même direction et servent tous un même objectif, celui qui leur a été fixé par les puissants de ce monde. Le mensonge est leur vérité et la corruption leur pain quotidien.

Ces puissants se ramènent à quelques grandes familles comme celles des Rockefeller,  la Famille Rothschild et le groupe Bildeberg  qui regroupe les plus grands et les plus influents et dont les rencontres annuelles font l’objet de beaucoup de curiosité, ces dernières se réalisant dans le plus grand secret. Ils sont ceux et celles qui décident des Présidents, des Premiers ministres,  des juges et des politiques économiques, financières, et guerrières. Ils sont ceux qui chapeautent de leur autorité et influence la grande majorité des peuples et des gouvernements qui sont à leur solde.  C’est là la vraie démocratie qui nous gouverne et celle que nous cachent nos médias et nos gouvernements. Tous sont serviles à ces puissants qui financent leurs campagnes électorales, qui ont contrôle sur les grandes institutions multilatérales comme les Nations Unies, l’OTAN, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et les Cours de justice nationales et internationales.


Leur puissance vient du contrôle qu’ils ont des richesses du monde, de leur capacité d’acheter et de corrompre ceux et celles qui n’attendent que l’occasion de réaliser leurs rêves de l gouvernance et de domination sous les ordres de ces derniers.  Ce sont eux qui sont derrières ces guerres par groupes interposés qui se présentent sous formes de mercenaires, de terroristes, d’islamistes etc. Ils font le sal boulot qui alimentera les divisions raciales, les luttes de religion et celles entre frères. Le diviser pour régner à son sommet. Ils ne seront jamais pointés du doigt comme les coupables des tragédies humaines, des massacres d’innocentes victimes.  Ils savent utiliser la faiblesse des personnes pour se laisser acheter et la cruauté dont elles sont capables pour  alimenter la haine et les divisions.

Je vous présente quelques exemples de ces tricheries et des crimes auxquels ils ont conduits.














Pour qui veut savoir, ces témoignages devraient nous sortir de notre profond sommeil amnésique et nous redonner la parole pour dire haut et fort que nous ne sommes plus de ces marionnettes qui permettent au père du mensonge et  de l’argent de nous faire avaler les couleuvres qu’il veut bien. La conscience critique doit  retrouver sa liberté et les personnes de bonne foi doivent de nouveau se faire entendre pour ce  qu’elles sont et non pour ce qu’on leur demande d’être et de dire. Les victimes, hommes, femmes et enfants qui tombent sous leurs balles, leurs armes chimiques réclament que nous élevions la voix. Les peuples sauvagement envahis et asservis par les bombardements faussement humanitaires de nos gouvernements exigent que nous dénoncions ces crimes. Les assassins à cravates qui paient des mercenaires corrompus pour faire le sale bouleau sont encore plus coupables que ces derniers dont le sang qu'ils ont sur les mains les condamnent à l'avance.

Ne nous trompons pas sur les véritables coupables. Ils sont là où règnent le mensonge, les armes en abondance et l'argent plus qu'il en faudrait pour faire vivre les sept milliards d'êtres humains sur la planète. Moi je dis non à cette tromperie planétaires enveloppée de bonnes oeuvres, souvent couverte d'une foi religieuse se scandalisant hypocritement des drames qui frappent les deux tiers de l'humanité.


Oscar Fortin
17 juin 2014

jeudi 12 juin 2014

LES SPÉCIALISTES DE LA DÉSINFORMATION


UNE PROFESSION DE PLUS EN PLUS EN VOGUE




Le temps où il suffisait de dire « je l’ai lu dans le journal, je l’ai entendu à la radio, vu à la télévision » pour faire taire tous les incrédules est désormais dépassé. Ce qu’on écrit dans le journal, ce que l’on dit à la radio, ce qu’on nous montre à la télévision n’a plus la crédibilité d’antan. Une nouvelle profession s’y est taillé une place pour en faire le lieu privilégié de la désinformation aux allures de ce qu’il y a de plus vrai et de plus convaincant. Un métier qui se vend aux plus offrants. Des vendeurs d'images et d'opinions qui savent se vendre ainsi que ce qu'ils produisent. Ils ont tous et toutes l'allure de personnes qui ne sauraient mentir ou tromper leur public.
Déjà, nous connaissons les fonctions des attachés de presse des ministres et des représentants des grandes institutions nationales et internationales. Ils ont pour tâches de mettre en évidence tous les beaux et bons côtés de leurs patrons tout en faisant apparaître subtilement tous les mauvais côtés de leurs adversaires. Qu’il en soit ainsi dans le cadre d’une institution ou d’un ministère gouvernemental, ne surprends personne et c’est normal qu’il en soit ainsi. On se souviendra du spécialiste en communication que le nouveau maire Labaume de la ville de Québec avait fait venir de France pour lui confier le maintien d'une bonne image publique devant  ses électeurs et électrices. Dans ce cas précis, ce fut un grand fiasco, puisque le maire a dû le remercier de ses services peu de temps après l’avoir engagé, ses compétences n'étant pas à la hauteur des attentes.
Dans le cas de la presse écrite et des bulletins d’information nationales et internationales, la situation est différente. Le public s’attend à ce que ces grands réseaux d’information leur fournissent des faits, des analyses qui permettent de mieux comprendre ce qui se passe dans telle ou telle région du monde. C’est là la seule source pour plus de 80 % de la population de se faire un jugement sur ces faits et d’exprimer leurs attentes par rapport aux engagements de leurs gouvernements respectifs. Des dizaines de milliards de dollars sont engagés chaque année en armements et en interventions militaires dans divers pays du monde. Les dirigeants politiques et les médias de communication qui leur sont soumis en arrivent à convaincre par divers montages les citoyens et citoyennes de la justesse de ces dépenses et de ces interventions.
Au cours des dix dernières années, nous avons vécu une sorte de sommet dans la mise en place des moyens permettant de tromper carrément les auditeurs et auditrices sous le couvert d’une présentation erronée de faits et d’analyses, fabriquées à dessein pour qu’elles soient reprises par tous les médias officiels (meanstream). Souvent, ce ne sera que plus tard que les langues se délieront pour mettre au grand jour la tricherie.
On nous a  convaincus qu'il y avait en Irak des armes de destruction massive, qu'il était urgent d'intervenir avant que Saddam Hussein ne vienne tous nous empoisonner. Ce n'est que plus tard que nous avons appris que ce n'était qu'un grand mensonge soutenu par nos médias.
On nous a également convaincus qu'en Libye, Kadhafi bombardait des populations civiles entières comme par plaisir de tuer. Ce fut également là un grand mensonge, entretenu par nos médias. Le chef de la fausse révolution libyenne admet que Kadhafi n’a pas tué de manifestants.
En Syrie que n'a-t-on pas dit pour que le monde sache que le président Al-Assad est un dictateur sanguinaire qui n'a aucun respect des droits de la personne et qui prend une sorte de plaisir à tuer d'innocentes victimes. Encore là, le mensonge et les demi-vérités ont fait leur travail auprès de l'opinion publique.
Que dire de ce qui se passe en Ukraine? Depuis des mois on nous dit que l'ex-président ne répondait plus à ses obligations et que le peuple ukrainien ne pouvait plus le supporter. Il fallait donc se porter au secours de ce peuple pris en otage par un Président sans conscience. Les faits nous révèlent de plus en plus qu'on nous a menti pour mieux agir dans le sens d'intérêts qui vont bien au-delà de celui de se porter à la défense d'un peuple.
Ce même stratagème s'applique à Cuba et à Fidel Castro depuis plus de cinquante ans. Que n'a-t-on pas dit sur Fidel et que n'a-t-on pas fait pour le faire disparaître. L'homme qu'on cherche à détruire moralement et physiquement est toujours là, vivant simplement dans une demeure sans luxe et sans éclat. La dernière manipulation à paraître en fait un pacha milliardaire dont la fortune serait cachée dans une île secrète. Un autre grand mensonge, présenté comme la pure vérité.
Au moment d'écrire ces lignes, le gouvernement du Venezuela révèle le plan mis en place par la droite vénézuélienne et Washington pour assassiner le président Maduro. Depuis plusieurs mois, une véritable campagne de dénigrement du Président et de la révolution bolivarienne est largement entretenue et soutenue par nos médias officiels. On dit de Maduro qu'il est un dictateur, qu'il opprime les étudiants qui manifestent pacifiquement, qu'il ne respecte pas les droits de la personne, etc. Encore là, des mensonges plus que nécessaires. Ils sont mis à jour par le gouvernement avec des preuves qui en démontrent la grande tricherie.
Plus les évènements avancent dans le temps, plus nous découvrons les mensonges mis à la disposition d'une manipulation machiavélique de l'opinion publique. Des spécialistes de la désinformation se consacrent comme de véritables artistes à créer l'illusion et la ressemblance avec la vérité pour mieux assurer les interventions militaires et autres à des fins qui n'ont rien à voir avec les intérêts des peuples visés.
Sur l’ensemble des questions relatives aux interventions des États-Unis dans le monde, je vous réfère à cet article portant sur la guerre asymétrique et la violence des États-Unis. Je ne crois pas que vous trouverez cet article dans les journaux qui servent le système.
Pour terminer, je vous laisse avec le témoignage d’une journaliste, Sharyl Attkisson, qui a démissionné pour des raisons professionnelles après avoir œuvré dans les plus grands réseaux d’information des États-Unis, dont CNN et CBS. Elle nous dit comment ça se passe dans le milieu de la désinformation.


Pour le moment le père du mensonge arrive encore à s'imposer comme le père de la vérité, mais il est possible que ses heures soient comptées. Les langues se délient et les consciences s'éveillent.

Oscar Fortin

Québec, le 11 juin 2014