PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

lundi 30 janvier 2017

L’attentat terroriste à la mosquée musulmane de Québec



QUI EN SONT LES AUTEURS INTELLECTUELS ?


Un attentat de cette nature, dans le cadre des réalités sociales et politiques que nous vivons,  ne peut pas être le résultat d’individus frustrés qui prennent leur revanche sur la communauté musulmane de Québec. L’histoire nous  apprend que derrière ce type d’attentats il y a toujours des forces obscures  qui agissent, parfois même, à l’insu des principaux exécutants. Il ne fait pas de doute que ces derniers seront vite identifiés et feront pour un temps la UNE de nos médias.  Le maire Régis Labeaume a eu cette interrogation : pourquoi Québec, ville pacifique, en ce moment-ci ?

Les recherches et les perquisitions réalisées durant les heures qui ont suivi ont permis d’arrêter Alexandre Bissonnette, un jeune homme de 27 ans, étudiant à l’Université Laval et sans antécédent  de nature à l’identifier à pareils crimes. Plus jeune, il a fait partie des cadets de l’armée canadienne. Suite à son acte criminel, il s’est livré lui-même à la police qui l’a, évidemment, arrêté, questionné et accusé, sur la base des preuves recueillies, de 6 meurtres prémédités et de 5 tentatives de meurtre. Il sera détenu jusqu’à son retour en Cour, le 21 février prochain.

Cette tragédie a uni les voix des hommes et femmes politiques tout comme de la majorité des citoyens et citoyennes du pays pour condamner un tel crime... Le Canada, le Québec et, de façon bien spéciale, la Ville de Québec ont proclamé haut et fort le respect des diversités culturelles, de croyances, de races et d’opinions. Ils ont dit et répété que toutes les personnes sont égales entre elles et doivent être traitées avec respect et justice. Le mot amour est revenu à plusieurs reprises dans la bouche des représentants de partis politiques et des chefs d’État. Au moment d’écrire ces lignes, ce sont plus de mille personnes, sinon plus, de la région de Québec, qui se rendent pour la célébration d’une Vigile à l’extérieur où ces crimes ont été commis. Des hommes, des femmes, des enfants marchent avec à la main un bouquet de fleurs, une chandelle ou un lampion qu’ils déposent en mémoire des personnes décédées, des blessées et des familles endeuilles.

Cet événement a rapproché plus que jamais les diverses communautés qui forment le Québec avec la communauté musulmane qui aime et respecte le Québec. De quoi faire disparaître les préjugés, tel était le cas, qui résistaient encore chez un certain nombre.

Lorsque je voyais cette unanimité de nos chefs de gouvernements dénoncer, la larme à l’œil,  cette attaque terroriste, faisant des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, je n’ai pu m’empêcher de penser à ces guerres qui, sous le couvert de la lutte contre le terrorisme, sont des actes terroristes qui laissent sur leur passage des centaines de milliers de femmes, d’enfants, d’hommes sur-le-champ de bataille de leur vie familiale. Sans en imputer la responsabilité à nos soldats qui obéissent aux commandements qu’ils reçoivent, le Canada, par ses représentants, s’engage avec les pays de l’OTAN et parfois sans l’OTAN, dans des guerres, comme en Ukraine, en Libye, en Syrie et, peut-être même, en Irak. Là aussi, nous pourrions étaler des photos de familles décimées, anéanties, de maisons détruites. Nos soldats, nos armes, nos avions, nos bombes ne sont pas là pour faire fleurir les libertés, mais pour faire fonctionner nos industries de guerre et permettre la survie d’un système de domination, partagé avec ses alliés étasuniens et européens.

Si cette attaque terroriste contre nos frères musulmans nous élève à une conscience d’égalité et de respect entre nous tous et toutes, il urge que nous appliquions cette conscience dans le choix des guerres auxquelles le Canada participe.  Il faut que nos larmes rejoignent de celles de tous les humains de la terre. Cessons de manipuler l’opinion publique en créant des ennemis et des terroristes pour mieux justifier de ces guerres terroristes.

Je me souviens d’avoir écrit, il y a quelques mois,  au Premier ministre du Canada et à son ministre  des Affaires extérieures une missive, coiffée du titre « Pour un Canada souverain et indépendant. »  M. Stéphane Dion m’a répondu en développant le point de vue de la politique du Canada quant à sa présence en Ukraine et en Syrie. À la lecture de cette lettre, j’ai bien réalisé que la rigueur de l’universitaire qu’il était ne se retrouvait plus dans celle du ministre qu’il état devenu. Je lui ai donc répondu sous le titre «  Le Canada a perdu toute crédibilité internationale. »

Tout ceci pour dire que nous vivons des moments où se croisent et s’entrecroisent de nombreux intérêts dont certains contradictoires les uns par rapport aux autres, mais qui nous sont toujours présentés comme ce qu’il y a de mieux pour nous. Le monde politique, les médias, même le monde religieux nous présentent ces contradictions sous un angle qui les unit toutes. On fait avec du faux du vrai et avec du faux du vrai. Le bien et le mal s’ajustent selon ce qu’on en fait. Avis est donné que les consciences s’éveillent, que les peuples commencent à en avoir mare de ces manipulations et tricheries, de ces promesses sans lendemains et de ces guerres déclarées sans que le peuple ait son mot  à dire.

Pour conclure, je reprends cet axiome classique « À QUI PROFITE LE CRIME ? »

Sans trop se tromper, on peut dire que cet attentat met clairement en évidence que la discrimination sous tous ses angles est devenue inacceptable dans le monde dans lequel nous vivons. Ce fait est de nature à plaire à Georges Soros et à embarrasser le Président Trump. 

Cette approche met également en garde le développement de nationalismes sectaires sans inclusion de la diversité. Cet aspect est évidemment de nature à plaire aux fédéralistes qui peuvent ainsi coiffer tous ces nationalismes existants et à venir.

La présente enquête est prise en main par la Gendarmerie royale du Canada. Ce que nous en apprendrons sera ce qu’on voudra bien nous en dire.

Je pense que le maire de Québec a raison de se poser la question « pourquoi à Québec en ce moment-ci ? »

Les enchères sont ouvertes pour ceux et celles qui veulent spéculer sur le sujet.


Oscar Fortin
Le 30 janvier 2017


vendredi 27 janvier 2017

Qui gouverne les États-Unis ?


LE PEUPLE, répond Donald Trump




Les premières paroles du Président Trump à son investiture ont donné le ton à une présidence qui ne serait plus à l’image des précédentes.  Le pouvoir ne sera plus entre les mains de Washington, mais entre les mains du peuple.

« La cérémonie d’aujourd’hui a toutefois un sens très particulier, car il ne s’agit pas seulement de transférer le pouvoir d’une administration à une autre ou d’un parti à un autre. Nous déplaçons le pouvoir de Washington pour vous le rendre à vous, le peuple des États-Unis. »

Pour bien marquer le sens à donner à ce transfert de pouvoir au peuple, il a aussitôt poursuivi en précisant que les intérêts et la volonté du peuple allaient passer avant ceux des élites.

« Pendant trop longtemps, une petite élite de la capitale de notre pays a profité des avantages de notre gouvernement, pendant que le peuple en faisait les frais. Les politiciens ont prospéré, alors que le peuple n’a tiré aucun bénéfice de toutes ces richesses. L’establishment s’est protégé lui-même, mais il n’a pas protégé les citoyens de notre pays. Leurs victoires n’ont pas été les vôtres. Leurs triomphes n’ont pas été les vôtres. Et pendant qu’ils faisaient la fête dans notre capitale nationale, il n’y avait rien à fêter dans les familles en difficulté partout au pays.

À partir de maintenant, tout cela va changer. Parce que ce moment est votre moment. Il vous appartient. Il appartient à tous ceux qui sont réunis ici et à tous ceux qui nous regardent partout aux États-Unis. C’est votre jour, ceci est votre célébration, et ce pays, les États-Unis d’Amérique sont votre pays. Ce qui compte vraiment, ce n’est pas qui détient le pouvoir au gouvernement, mais le fait que le gouvernement est entre les mains du peuple américain. »

Il ne fait aucun doute que le président Trump se fera un devoir de scruter cette volonté du peuple sur les grandes décisions qu’il devra prendre en son nom. Il devra sans cesse se demander ce que pense ce peuple et quels sont ses véritables intérêts dans telle ou telle situation. Ne faut-il pas que le peuple sache que ce gouvernement est entre ses mains ?

Par exemple, que pense ce peuple des centaines de milliards de dollars investis en armements pour assurer la sécurité et les intérêts des États-Unis ? Que pense-t-il vraiment du déploiement de ces centaines de bases militaires d’un peu partout à travers le monde ? Ces dépenses militaires et ces déploiements des armées répondent-ils avant tout aux intérêts prioritaires du peuple ou aux intérêts de ces élites, dénoncées avec force et vigueur par le nouveau Président ? Y a-t-il une comparaison à faire entre ces dépenses et celles rattachées aux secteurs de la santé, de l’éducation, de la protection des personnes âgées, de la sécurité nationale et du bien-vivre des citoyens et citoyennes  qui ficellent ce peuple ? Si le peuple gouverne, quels seraient ses choix budgétaires pour couvrir l’ensemble de ces besoins ?

Il en va également de même pour les choix politiques du peuple quant à ses relations avec les autres peuples du monde.  Que pense-t-il des relations de son pays avec ses voisins de l’Amérique latine, avec ceux du Moyen-Orient, d’Europe et d’Asie ? Que pense-t-il du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ? Que pense-t-il de la participation de leur pays  à l’ONU, à l’OTAN, à l’ALENA ?  Voit-il l’interventionnisme des États-Unis dans les affaires internes d’autres pays comme correspondant à ses intérêts prioritaires et conformes à ses valeurs humaines et morales ? Que pense-t-il du droit des personnes à une vie privée, de l’usage de la torture, des immigrés et de façon toute particulière de ce mur fermant la frontière entre le Mexique et les États-Unis ? Que pense-t-il que la facture du coût de ce mur soit refilée au peuple  mexicain ?

Je ne sais trop comment le président Trump arrivera à discerner cette volonté du peuple et les intérêts qui lui correspondent sans procéder à des consultations, à des référendums, à des sondages à moins qu’il ait la certitude de saisir cette volonté du peuple par intuition. Dans ce dernier cas, c’est comme dire que le peuple est en lui et que sa volonté est celle du peuple.

S’il est vrai que les médias parviennent à orienter la pensée et les émotions d’un grand nombre de personnes, la résistance de l’État profond permet d’en décoder les malversations et de remettre à jour la vérité des faits, tout en pointant du doigt les manipulateurs et les tricheurs. Il appartient au Président Trump de sonder les intérêts et la volonté de cet État profond au risque d’en devenir lui-même victime.

Avec son discours d’investiture, le président Trump nous a donné sa feuille de route pour les quatre années à venir. Si cette feuille de route est respectée, le visage des États-Unis va changer du tout au tout. D’empire, il sera redevenu un pays aimé et inspirant pour tous les peuples du monde.  Par contre, si cette feuille de route n’a été qu’un éclair pour mieux embrouiller la vue, ce sera alors le désastre tout autant pour les  États-Unis que pour le monde.

Je souhaite que le président Trump ne se trompe pas sur l’interprétation à donner sur ce qu’est la véritable volonté de son peuple et sur ses véritables intérêts.

« Le carnage américain s’arrête ici et maintenant. Nous sommes une seule et même nation, et leur souffrance est la nôtre. Leurs rêves sont les nôtres, et leurs succès seront les nôtres. Nous partageons le même cœur, la même maison et le même destin glorieux. Le serment que je prête aujourd’hui est un serment d’allégeance à tous les Américains. »

Il appartient désormais à ce peuple de se faire entendre. Il doit se mobiliser de mille et une manière. Trump lui donne non seulement la parole, mais l’autorité d’imposer ses volontés à ces dirigeants qui sont là d’abord et avant tout pour le servir prioritairement dans ses intérêts.

Oscar Fortin
Le 28 janvier 2017



jeudi 26 janvier 2017

Trump à sa première semaine de présidence

IL Y A LA PARTIE CONNUE MAIS AUSSI CELLE QUI NE L'EST PAS



On ne peut évidemment pas s’attendre à ce qu’un Président donne suite à toutes ses promesses la première semaine de son entrée en fonction. Sur bien des aspects, il est passé vite à l’action. Les nombreux décrets signés tout au long de ces sept premiers jours en disent long. Il y a toutefois des décisions prises plus discrètement qui ne vont pas tout à fait dans la ligne des promesses formulées dans son discours d’intronisation. À moins qu’il y ait des correctifs qui viennent en annuler la réalisation, certaines de ses paroles rejoindront celles de ses prédécesseurs qu’il a lui-même qualifiées de « vides ».

Voici ce qu’il a dit de la présence militaire des États-Unis à l’étranger :

Nous obéirons à deux règles simples : acheter américain et embaucher américain. Nous chercherons à garder l’amitié et les bonnes grâces des autres pays du monde, mais ils doivent comprendre que chaque pays a le droit de faire passer ses intérêts avant ceux des autres. Nous ne cherchons pas à imposer notre mode de vie à quiconque, mais nous voulons qu’il serve d’exemple aux autres. Nous voulons être un exemple d’excellence. »

À la lumière de ces propos, nous sommes en droit de nous demander comment il peut justifier l’implantation d’une nouvelle base militaire étasunienne au Pérou, encourager par son silence l’arrivée de l’OTAN en Colombie où les États-Unis ont déjà 7 bases militaires.   Au même moment, son Secrétaire d’État aux Affaires extérieures  menace le Venezuela en déclarant qu’il va s’unir au Brésil et à la Colombie pour y réaliser un changement de régime.

En Syrie, les initiatives se poursuivent pour créer une nouvelle base militaire où plus d’un millier de soldats y sont déployés. Rien n’indique que cette initiative soit prise en concertation directe avec le gouvernement légitime de Syrie. Le «chaque pays a le droit de faire passer ses intérêts avant ceux des autres » sonne plutôt faux en pareil contexte.

Les atomes d’interventionnisme qui s’inscrivent dans l’ADN des gouvernants des États-Unis ne semblent pas avoir rendu l’âme avec l’arrivée de Donald Trump. Cette première semaine n’est pas très encourageante pour les peuples de l’Amérique latine et pour celui de Syrie. Il est important qu’un signal clair soit donné à l’Amérique latine et au Moyen-Orient quant à la détermination du nouveau Président de donner suite à ses propos visant le droit de chaque pays à décider de ses propres politiques et du respect de leurs droits de faire passer leurs intérêts avant ceux des autres.  Il s’agit là d’une véritable révolution qui commande une révision complète de la pertinence des bases militaires étasuniennes dans le monde.

«  Des décennies durant, nous avons enrichi les industries étrangères aux dépens de l’industrie américaine. Nous avons subventionné les armées d’autres pays, tandis que nos équipements militaires se dégradaient. Nous avons défendu les frontières d’autres pays tout en refusant de défendre les nôtres. Nous avons dépensé des billions de dollars à l’étranger, alors que l’infrastructure des États-Unis tombait en décrépitude. Nous avons rendu riches d’autres pays, pendant que la richesse, la puissance et la confiance de notre pays se dissipaient à l’horizon. Une à une, les usines ont fermé, sans une seule pensée pour des milliers de travailleurs américains laissés pour compte. La richesse de notre classe moyenne a été arrachée des foyers et a été redistribuée au monde entier. »

Lorsque le président Trump prononça ces paroles lors de son discours d’investiture il ne laissait planer aucun doute sur sa détermination à mettre un terme à ces bases militaires et, il faut le dire,  de nombreux peuples à travers le monde en ont ressenti un grand et profond soupir de soulagement. Nous ne pouvons qu’applaudir sa détermination à faire le grand ménage dans son propre pays  tout en invitant les autres à en faire tout autant dans le leur. Encore faudra-t-il qu’il laisse les autres faire leur propre ménage.

Il faudra voir maintenant les suites qu’il va donner à l’OTAN qu’il a déjà qualifiée d’obsolète. J’espère pour les jours qui viennent ce décret par lequel les États-Unis se retireront de cette Organisation, tout comme il l’a fait, cette semaine, pour le Traité transpacifique.  Il est également urgent qu’il affiche clairement ses couleurs à l’endroit de la légitimité du gouvernement de Bachar Al Assad et que sa coopération dans la région du Moyen-Orient se réalise conformément à ses déclarations du 20 janvier dernier, faisant de cette date le signal du départ d’une nouvelle ère.

« Maintenant nous sommes résolument tournés vers l’avenir. »

L’Amérique Latine et le Moyen-Orient attendent des signes concrets de Donald Trump qui marqueront sans équivoque qu’il y a vraiment un changement de cap des  États-Unis dans ses relations avec les autres peuples du monde.

« L’époque des palabres inutiles est révolue. C’est le moment d’agir. »


Oscar Fortin
Le 27 janvier 2017